Menu

Menu

Les principales causes de rechute après une reconstruction du LCA

Résumer cet article avec :

Les principales causes de rechute après une reconstruction du LCA

La rupture du LCA ou ligament croisé antérieur est une blessure grave et fréquente chez les sportifs, surtout les footballeurs, car c’est une lésion traumatisante psychologiquement. Dans la plupart des cas, cela demande une reconstruction chirurgicale accompagnée d’une longue rééducation avant d’aller à nouveau sur le terrain. Mais il peut arriver qu’il y ait une rechute plusieurs mois après la reprise de la compétition avec une rupture du greffon ou une rupture du LCA du côté opposé ou encore l’apparition de blessures à répétition.

Résumer cet article avec :
Rupture du tendon quadricipital à Paris | Dr Paillard

En résumé

En tant que chirurgien orthopédique, mon équipe et moi-même accompagnons les athlètes pour sécuriser leur retour sur le terrain et identifier les principales causes de rechute après une reconstruction du LCA. Cette blessure traumatisante nécessite une vigilance extrême, car un déséquilibre musculaire, une rééducation inadaptée ou des facteurs psychologiques peuvent mener à une nouvelle rupture. Découvrez notre guide complet pour maîtriser les critères de reprise, surveiller vos rapports de force et éviter les récidives à long terme.

Les causes d’une rechute après une reconstruction du LCA

Dans le cas d’une rupture du LCA , l’intervention chirurgicale que l’on appelle ligamentoplastie consistant à reconstruire le ligament rompu présente des risques de récidive, et les sportifs ne récupèrent pas toujours le niveau de performance d’avant la blessure.

En effet, elle provoque un déséquilibre musculaire important , et c’est long à rétablir, entre 6 et 9 mois lorsque la rééducation est bien faite. Ainsi, une rééducation inadaptée ou une reprise trop rapide sont les principales causes d’une rechute. Parmi les autres facteurs favorisant la rechute, il y a aussi la variation de masse corporelle : la perte ou la prise de poids trop rapide, la qualité de l’intervention chirurgicale, l’âge et l’appréhension aux chocs.

Mais il faut savoir également que même si l’opération s’est bien déroulée, la cause de la rechute est souvent d’origine psychologique : la peur d’un nouvel accident. Avant de penser à retourner sur le terrain, il faut vérifier que le rapport de force ischiojambier/quadriceps est proche de 70 % au risque d’augmenter les blessures musculaires et tendineuses. Il faut également que la force du côté opéré soit sensiblement la même que le côté non opéré avec une différence inférieure à 10 %. L’équilibre musculaire et postural évolue même après la fin de la rééducation, il arrive donc de retrouver des déséquilibres 2 à 3 ans après l’opération chirurgicale même si les tests de reprises étaient concluants.

Comment faire pour éviter les rechutes après une LCA ?

Pour éviter les rechutes après une intervention de reconstruction du ligament croisé antérieur, il est important de procéder à une immobilisation totale ou à l’utilisation d’une attelle ou d’une genouillère. Quelques jours après l’opération, c’est la reprise de la marche avec l’utilisation de 2 cannes, et ce, pendant quelques semaines. Il ne faut reprendre l’entraînement que lorsque les tests neuromusculaires sont dans les normes. Pour mesurer la force après une chirurgie du LCA, il faut faire le test d’isocinétisme réalisé dans un centre de rééducation ou chez un kiné. Ce test est à faire 2 à 3 fois pendant les deux premières années après la reprise de la compétition. Il faut aussi consulter un ostéopathe avant la reprise de la compétition, et après, tous les 6 mois jusqu’à la deuxième année postopératoire. C’est pour s’assurer de l’absence de blocages des membres inférieurs et du bassin. Il ne faut pas non plus négliger la consultation postopératoire surtout s’il y a un écoulement par la cicatrice, de la fièvre, des douleurs, un gonflement important…

FAQ

La rupture du ligament croisé antérieur est une blessure grave, fréquente chez les athlètes et notamment les footballeurs, car elle s’avère très traumatisante sur le plan psychologique. Elle impose une reconstruction chirurgicale (ligamentoplastie) suivie d’une très longue période de rééducation avant de pouvoir envisager un retour à la compétition.

L’intervention provoque un déséquilibre musculaire majeur qui demande entre 6 et 9 mois de rééducation rigoureuse pour être corrigé. Ainsi, une rééducation inadaptée ou une reprise trop rapide de l’entraînement constituent les causes principales d’une récidive ou d’une rupture du greffon.

Au-delà de la rééducation, mon équipe et moi-même surveillons plusieurs facteurs favorisants : une variation trop rapide de la masse corporelle (prise ou perte de poids), l’âge du patient, la qualité technique de l’intervention chirurgicale initiale, ainsi que l’appréhension face aux chocs sur le terrain.

Même lorsque l’opération s’est parfaitement déroulée et que les tissus ont cicatrisé, la cause d’une rechute est fréquemment d’origine psychologique. La peur de subir un nouvel accident crée une appréhension qui peut modifier les appuis et la dynamique du mouvement, augmentant ainsi le risque de blessures à répétition.

Avant de valider tout retour à la compétition, il est indispensable de vérifier que le rapport de force entre vos muscles ischio-jambiers et votre quadriceps est proche de 70 %. Si ce ratio n’est pas respecté, le risque de développer de nouvelles blessures musculaires et tendineuses augmente considérablement.

Pour garantir une reprise sécurisée, la force musculaire du côté opéré doit être sensiblement identique à celle du côté sain. Mon équipe exige que la différence de force globale entre les deux membres inférieurs soit strictement inférieure à 10 % lors des tests de contrôle.

Oui, tout à fait. L’équilibre postural et musculaire continue d’évoluer bien après la fin de votre protocole de rééducation. Il arrive fréquemment de détecter de nouveaux déséquilibres 2 à 3 ans après la chirurgie, et ce, même si vos tests initiaux de reprise sportive s’étaient révélés tout à fait concluants.

Immédiatement après l’intervention, nous mettons en place une immobilisation totale ou l’utilisation d’une attelle/genouillère pour protéger le greffon. La reprise de la marche s’effectue ensuite quelques jours après l’opération, obligatoirement à l’aide de deux cannes, pour une durée de quelques semaines.

Le test d’isocinétisme est un examen précis réalisé en centre de rééducation ou chez un kinésithérapeute pour mesurer la force musculaire de votre genou. Nous recommandons de réaliser ce test neuromusculaire 2 à 3 fois au cours des deux premières années qui suivent votre reprise de la compétition.

Il est conseillé de consulter un ostéopathe avant la reprise, puis tous les 6 mois pendant deux ans, pour éliminer les blocages du bassin et des membres inférieurs. De plus, vous devez immédiatement consulter si vous constatez de la fièvre, un écoulement par la cicatrice, des douleurs vives ou un gonflement important du genou.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

Laissez votre commentaire

Le champ n’est pas valide
Le champ n’est pas valide