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Douleur au tendon d’Achille : tendinite ou rupture ?

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Douleur au tendon d’Achille : tendinite ou rupture ?

Le tendon d’Achille est l’insertion finale du mollet sur la grosse tubérosité du calcanéum. C’est une formation fibreuse qui relie le corps charnu du muscle triceps au calcanéum. Ce tendon est très vascularisé et dispose de plusieurs terminaisons nerveuses, et c’est ce qui explique sa haute sensibilité. Sa première qualité est son élasticité qui, malheureusement, diminue avec l’âge. Il perd sa résistance et sa souplesse à l’effort et peut s’enflammer et provoquer une tendinite ou une rupture brutale.

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Traitement des pathologies de la cheville à Paris: Douleur - Entorse - Inflammation et Fracture - dr Paillard

En résumé

La douleur au tendon d’Achille nécessite un diagnostic précis pour distinguer une simple inflammation d’une lésion structurelle grave. En tant qu’experts du traitement orthopédique, mon équipe et moi-même vous présentons les mécanismes de la tendinite et de la rupture brutale. Découvrez nos méthodes d’examen par imagerie, nos conseils pour éviter les complications et l’ensemble de nos protocoles médicaux et chirurgicaux pour retrouver votre mobilité.

Qu’est-ce qu’on entend par tendinite d’Achille ?

La tendinite d’Achille que l’on appelle aussi maladie de Schanz ou tendini te achilléenne est une inflammation d’un tendon reliant le talon aux muscles du mollet. Elle est due à une sollicitation excessive du tendon d’Achille pendant les marches répétées et de longue durée comme lors d’un entraînement à la course à pied intensif ou l’utilisation de chaussures mal adaptées à l’activité.

Les signes d’une tendinite d’Achille sont les douleurs brutales après l’entraînement ou une compétition et les douleurs progressives suite à une succession d’efforts répétés. Pour diagnostiquer la tendinite d’Achille, le médecin procède à une enquête étiologique, à un examen clinique comparatif et à une échographie. Via une IRM, il élimine aussi une rupture partielle du tendon d’Achille.

Concernant le traitement, suivant le cas, le médecin propose un repos total ou partiel, l’application de glace, des massages transverses profonds, la kinésithérapie, les anti-inflammatoires locaux, la mésothérapie, les injections, l’ostéopathie, les ondes de choc extracorporelles, le port d’une talonnette ou d’une attelle, le rééquilibrage postural ou un régime spécifique. Pour ne pas aggraver la maladie, il ne faut pas prendre des médicaments qui masquent la douleur. Quand la tendinite d’Achille n’est pas correctement soignée, elle évolue vers un risque de rupture du tendon d’Achille.

Quand est-ce qu’on parle d’une rupture du tendon d’Achille ?

Ce sont souvent les sportifs d’âge moyen qui sont concernés par la rupture du tendon d’Achille, et cela apparaît après un faux pas dans un trou, un saut ou un appui jambe tendu. Tous les sports peuvent provoquer une rupture du tendon d’Achille, mais ce sont les sports d’équipe comme le foot, le rugby, le handball, le basket, le tennis… et les sports individuels comme le badminton, le karaté, le judo, le squash… qui sont les plus touchés. Le tendon se rompt après la dorsi-flexion excessive du pied vers le tibia.

La rupture du tendon d’Achille est moins courante que la tendinite d’Achille, mais elle est favorisée par une tendinopathie latente et non soignée. Afin de déceler une rupture du tendon d’Achille, le médecin réalise un examen clinique, une inspection, une palpation, un examen fonctionnel et des examens complémentaires comme les radiographies standards, l’IRM et l’échographie tendino-musculaire. Une fois le diagnostic posé, il faut arrêter le sport, immobiliser la jambe concernée et appliquer de la glace. Mais il faut surtout éviter de masser ou de tester le pied pour voir.

Le traitement en cas de rupture se fait chirurgicalement. Ensuite, il y a la rééducation post-chirurgicale avant la reprise du sport.

FAQ

Le tendon d’Achille est une formation fibreuse qui constitue l’insertion finale du mollet (muscle triceps) sur la grosse tubérosité du calcanéum au niveau du talon. Mon équipe et moi-même rappelons que ce tendon est très vascularisé et qu’il dispose de plusieurs terminaisons nerveuses. C’est précisément cette richesse nerveuse qui explique sa haute sensibilité dès qu’une pathologie s’y développe.

La première qualité du tendon d’Achille est son élasticité naturelle, mais celle-ci diminue malheureusement de manière progressive avec l’âge. En vieillissant, le tissu perd de sa résistance et de sa souplesse face à l’effort. Il devient alors beaucoup plus vulnérable, s’exposant à une inflammation chronique (tendinite) ou à une rupture brutale lors d’un faux mouvement.

La tendinite d’Achille, aussi appelée maladie de Schanz ou tendinite achilléenne, correspond à une inflammation du tendon reliant le talon aux muscles du mollet. Elle est directement provoquée par une sollicitation excessive de cette structure fibreuse. Nous la retrouvons principalement après des marches répétées et de longue durée, un entraînement intensif à la course à pied ou l’utilisation de chaussures mal adaptées.

Cette affection se manifeste par deux profils de douleurs bien distincts au niveau de l’arrière de la jambe. Vous pouvez ressentir des douleurs brutales qui apparaissent immédiatement après un entraînement intensif ou une compétition sportive. La gonalgie ou la souffrance peut également s’installer de façon très progressive, suite à une longue succession d’efforts répétés.

Pour identifier cette pathologie, je réalise d’abord une enquête étiologique rigoureuse accompagnée d’un examen clinique comparatif minutieux. Nous prescrivons ensuite une échographie pour analyser l’état des fibres. De plus, je demande systématiquement une IRM pour analyser la structure en profondeur et éliminer formellement la piste d’une rupture partielle du tendon d’Achille.

Selon la sévérité, nous proposons un protocole sur mesure combinant un repos total ou partiel, l’application locale de glace et des séances de kinésithérapie avec massages transverses profonds. Nous pouvons y associer des anti-inflammatoires locaux, de la mésothérapie, des injections ou de l’ostéopathie. Le traitement par ondes de choc extracorporelles, le port d’une talonnette, d’une attelle ou un rééquilibrage postural donnent aussi d’excellents résultats.

C’est une erreur thérapeutique majeure que mon équipe et moi-même déconseillons formellement à nos patients. Prendre des antalgiques pour masquer la douleur afin de continuer l’effort va détruire les signaux d’alerte naturels de l’organisme. L’inflammation va alors s’aggraver insidieusement et la maladie évoluera inévitablement vers un risque élevé de rupture totale du tendon d’Achille.

La rupture correspond à un accident mécanique net où le tendon se rompt de manière brutale, souvent après une dorsi-flexion excessive du pied vers le tibia. Elle survient fréquemment chez les sportifs d’âge moyen à la suite d’un traumatisme direct. Les situations typiques incluent la réception d’un saut, un appui forcé sur une jambe tendue ou un faux pas accidentel dans un trou.

Bien que tous les sports puissent potentiellement provoquer ce traumatisme, les disciplines nécessitant des démarrages brusques sont les plus touchées. Mon équipe prend souvent en charge des ruptures issues de sports d’équipe comme le football, le rugby, le handball, le basketball ou le tennis. Les sports individuels comme le badminton, le squash, le karaté et le judo sont également très exposés.

En urgence, après avoir réalisé un examen complet (palpation, examen fonctionnel, radiographies, échographie tendino-musculaire ou IRM), il faut stopper le sport, appliquer de la glace et immobiliser la jambe. Surtout, évitez de masser ou de tester le pied pour voir. Le traitement de référence en cas de rupture se fait chirurgicalement, et sera obligatoirement suivi d’une rééducation post-chirurgicale avant toute reprise du sport.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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