Menu

Menu

Traitement du conflit antérieur de la cheville à Paris - Dr Paillard

Conflit antérieur cheville

Le conflit antérieur de la cheville est une pathologie douloureuse de l’articulation, touchant particulièrement les sportifs. Cette page précise plus précisément de quoi il s’agit, quelles sont les causes d’un tel conflit, quels sont les symptômes, les moyens de prévention qui existent, et enfin comment est réalisé le diagnostic.

Conflit antérieur de la cheville

Définition du conflit antérieur de la cheville

Le conflit antérieur de la cheville fait partie des pathologies douloureuses du pied, organe principal de la marche. La cheville est l’articulation du pied qui comprend l’extrémité du tibia (os de la jambe) et un autre os appelé astragale. Il s’agit d’une articulation indispensable au mouvement du pied, à savoir les mouvements de flexion plantaire, de flexion dorsale, et de rotation. Par définition, on parle de conflit de la cheville lorsqu’un contact anormal se produit entre certaines parties de l’articulation lorsque celle-ci est en mouvement. Ce conflit peut être osseux ou toucher les parties molles de l’intérieur de la cheville. En effet, selon les cas, il peut être caractérisé par :

  • un tissu qui se retrouve anormalement coincé dans l’articulation ;
  • un morceau d’os libre dans la cheville ;
  • ou un frottement entre plusieurs os.

Selon le mécanisme, il existe trois types de conflits de cette articulation, à savoir le conflit antérieur, le conflit latéral, et le conflit postérieur de la cheville. Dans le cas d’un conflit antérieur de la cheville, le ligament latéral est relâché. Ce relâchement engendre l’apparition d’un bâillement anormal entre les deux structures osseuses, avec la création d’un bec osseux appelé ostéophyte à ce niveau. La pathologie s’accompagne de douleurs, et touche particulièrement les sportifs.

Causes et facteurs de risques du conflit antérieur de la cheville

Le conflit antérieur de la cheville fait généralement suite à plusieurs épisodes d’entorses ou à des microtraumatismes répétés. En effet, à terme, de tels épisodes vont dégrader l’intérieur de la cheville et engendrer des dommages plus graves et plus handicapants.

Le sport est le principal facteur de risque de cette pathologie. En effet, les personnes qui pratiquent du sport de manière régulière ou intensive sont les plus touchées par les entorses, les microtraumatismes, et donc les conflits de cheville. Et ce sont en particulier les sports de ballon comme le football, et les autres sports qui demandent une sollicitation importante de la cheville et en particulier des mouvements de flexion dorsale, qui ont un risque plus élevé d’engendrer un conflit antérieur de la cheville. En effet, lors de mouvements extrêmes de flexion de la cheville, des conflits des parties molles ou des os peuvent apparaître avec le temps.

Conflit antérieur de la cheville : symptômes

Le conflit antérieur de la cheville se manifeste par une douleur lors de la mobilité (pendant les activités sportives par exemple). Cette douleur de la cheville est antérieure, c’est-à-dire plutôt localisée au niveau de la partie avant de la cheville et du coup de pied. De plus, le mouvement de flexion dorsale (cheville relevée) est particulièrement limité voire perdu chez le patient atteint. De même, ce dernier peut alors par exemple rencontrer des difficultés à s’accroupir.

D’autres symptômes peuvent être associés à un conflit antérieur de la cheville, notamment :

  • une sensation d’instabilité de la cheville ;
  • des blocages au niveau de l’articulation ;
  • une sensation de claquements ;
  • des ressauts ;
  • un gonflement de la cheville.

Prévention du conflit antérieur de la cheville

Un bon échauffement avant toute sollicitation importante de la cheville va permettre de diminuer les probabilités d’un conflit dans l’articulation. De même, éviter les mouvements extrêmes de flexion du pied est un moyen de prévention du conflit antérieur de la cheville. Outre ses deux précautions, il n’y pas spécialement de moyens de prévention d’une telle pathologie de l’articulation du pied.

Lorsque les premiers symptômes sont déjà présents, l’arrêt du sport ainsi que la prise en charge rapide par le corps médical permet d’éviter toute aggravation. En effet, un conflit de la cheville non traité peut mener à une instabilité plus importante, voire à une atteinte plus grave du cartilage et donc à une arthrose. C’est pourquoi il est recommandé, en particulier aux sportifs, d’avoir un bon suivi médical et de consulter un spécialiste orthopédique dès qu’une gêne est constatée.

Conflit antérieur de la cheville : diagnostic

Examen clinique

Lors d’un examen clinique, le médecin teste la douleur de la cheville du patient avec des gestes précis. Il va notamment appuyer au niveau du cou du pied et mettre la cheville du patient en flexion dorsale. Une douleur antérolatérale (localisée sur les côtés) orientera le diagnostic vers un conflit au niveau des tissus, alors qu’un conflit osseux sera suspecté en cas de douleur antéro-interne (sur le dessus). Des examens d’imagerie pourront ensuite confirmer ou non un conflit de la cheville.

Examen(s) d’imagerie

Parmi les examens d’imagerie, l’échographie spécialisée va permettre de visualiser les tissus et ainsi de diagnostiquer ou non un conflit tissulaire au niveau de la cheville.

Une radiographie du pied concerné « en charge » va également permettre d’obtenir des clichés des structures osseuses constituant la cheville. Pour cela, le patient reste debout, porte tout son poids sur la cheville endommagée, et les clichés sont pris de face, de profil, mais également en mode « AMI view » pour une étude plus approfondie. Cette méthode d’imagerie permet de repérer ou non un contact anormal au niveau des os, et ainsi de diagnostiquer ou non un conflit antérieur de la cheville.

Si besoin, le spécialiste orthopédique pourra prescrire au patient un examen complémentaire comme l’arthro-scanner ou l’IRM. Ces deux méthodes sont plus poussées et sont plutôt employées en amont d’une intervention chirurgicale. Elles visent notamment à vérifier l’état des tissus et à repérer des lésions au niveau du cartilage.

Si les examens confirment un conflit antérieur de la cheville, un traitement médical ou chirurgical pourra être mis en place.

Conflit antérieur cheville : traitement

Comment soigner un conflit antérieur de la cheville ? Que faire ? Découvrez le traitement lié à cette pathologie.

Commentaires

N’hésitez pas à laisser un commentaire au Dr Philippe Paillard, il vous répondra dans les meilleurs délais