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Traitement du conflit fémoro-acétabulaire de la hanche à Paris - Dr Paillard

Conflit fémoro-acétabulaire de la hanche

Le conflit fémoro-acétabulaire de la hanche est une pathologie encore peu connue, mais occasionnant de vives douleurs chez les personnes atteintes : de quelle maladie s’agit-il exactement, quelles en sont ses causes et facteurs de risque, comment est-elle diagnostiquée ?

Conflit antérieur de la hanche

Conflit fémoro-acétabulaire de la hanche : définition

Le conflit fémoro-acétabulaire, aussi appelé conflit antérieur de la hanche, désigne un contact anormal entre le bassin et le col du fémur, lors des mouvements de hanche. Ce conflit survient notamment lors de la flexion de la hanche, provoquant des lésions sur le cartilage et le labrum. A long terme, le conflit fémoro-acétabulaire peut conduire au développement de l’arthrose.

Ce conflit entre le col du fémur et le bassin occasionne une certaine gêne chez le patient, principalement lors de ses activités sportives.

Il s’agit d’une pathologie encore mal connue, dont le diagnostic est souvent tardif. Les patients sont souvent traités pour des tendinites aux adducteurs ou des problèmes aux lombaires, et donc sans succès.

Elle touche en particulier les adultes physiquement actifs, âgés de 25 à 50 ans, mais diffère généralement chez les hommes et les femmes. Les hommes auront plus souvent un conflit avec déformation de la jonction entre la tête et le col du fémur (« effet came », avec une bosse sur le col du fémur), favorisant des lésions cartilagineuses et labrales. Quant aux femmes, elles auront plutôt une augmentation de la couverture de l’os de la tête du fémur (« effet pince », avec un bassin trop couvrant), ce qui entraîne des lésions labrales.

Le traitement du conflit antérieur de la hanche dépend des symptômes et de l’état de l’articulation de la hanche : il peut être médical (conservateur) ou chirurgical.

En règle générale, il est tout d’abord médical, incluant du repos, de la rééducation et des anti-inflammatoires. Des séances de kinésithérapie pourront corriger d’éventuels déséquilibres musculaires. Mais les étirements sont plutôt à éviter : contre-productifs, ils exacerbent le conflit. Des infiltrations d’anti-inflammatoires dans la hanche pourront également être recommandées. Cependant, le traitement médical ne suffit souvent pas à soulager la douleur sur le long terme, et le risque de dégénérescence articulaire s’accroît dans le temps.

Ainsi, l’intervention chirurgicale est préconisée, en particulier en cas de handicap important. Cette opération permet de réduire l’impact du col et de la tête du fémur contre le labrum acétabulaire, ceci résultant en un accroissement de la fluidité du mouvement de la hanche et un soulagement rapide des symptômes. Se faire opérer permet également d’éviter une évolution arthrosique de la pathologie. Par ailleurs, plus l’intervention est précoce, meilleure est la probabilité de normaliser l’articulation.

Lorsque le conflit antérieur de la hanche est récent, une arthroscopie de la hanche permet de réparer ses conséquences, en « ponçant » la bosse du col du fémur. Ce geste se déroule en ambulatoire, il est peu invasif. L’arthroscopie permet également une reprise du sport plus rapide, et offre un risque de complication moindre.

Lorsque le conflit antérieur de la hanche est plus ancien, avec une hanche très abîmée, l’unique solution est de remplacer l’articulation de la hanche par une prothèse.

Conflit fémoro-acétabulaire de la hanche : causes et facteurs de risques

Les causes du conflit fémoro-acétabulaire ne sont pour le moment pas clairement identifiées. Elles pourraient être liées à des facteurs génétiques.

Les facteurs de risque possibles sont un surpoids à l’adolescence ainsi qu’une activité physique intense, avec notamment la pratique de sports exigeant une flexion excessive et répétée du bassin (ski, hockey, rugby, etc.).

En effet, des chocs répétés entre le bassin et le fémur pourraient favoriser cette maladie. Cependant, le seuil d’activité physique au-delà duquel la probabilité de développer un confit s’accroît, n’est à l’heure actuelle pas déterminé.

Par ailleurs, le conflit antérieur de la hanche pourrait également être dû à des pathologies articulaires de la hanche pendant l’enfance (coxa profonda, ostéochondrite, épiphysiolyse, etc.).

Conflit de hanche : symptômes

Le conflit fémoro-acétabulaire a pour symptôme principal la douleur. Elle est située au pli de l’aine, se diffusant dans le côté externe de la hanche. Elle est chronique, profonde, et a lieu également en position assise. Plus le cartilage articulaire se détériore, plus l’intensité et la fréquence de la douleur augmentent.

Cette douleur est accentuée lors de la pratique du sport, ou – après une période de repos – lors de la reprise de la marche.

Les activités impliquant une rotation de l’articulation de la hanche ou des angles de flexion prononcés sont particulièrement douloureuses (monter les escaliers, entrer et sortir d’une voiture, etc.).

Un deuxième symptôme est la raideur de la hanche, mais celui-ci n’est pas toujours ressenti par le patient.

D’autres symptômes du conflit antérieur de la hanche peuvent être une sensation de dérobement, une perte d’amplitude de l’articulation, ou encore un claquement de la hanche.

Conflit fémoro-acétabulaire de la hanche : prévention

Les causes du conflit antérieur de la hanche étant mal identifiées, il est difficile de prévenir cette pathologie.

Un mode de vie sain, le maintien d’un poids santé, ainsi qu’une activité physique régulière avec des périodes de récupération sont bien entendu recommandées pour prévenir au mieux une éventuelle pathologie. La pratique de sport intense pour les articulations (rugby, hockey, ski, etc.) est déconseillée en cas de douleurs préexistantes.

Conflit fémoro-acétabulaire de la hanche : diagnostic

Examen clinique

L’examen clinique du conflit antérieur de la hanche pourra révéler une limitation de la mobilité de l’articulation, en particulier en rotation interne. Lors de cet examen, le médecin recherche une douleur à la flexion-rotation interne de la hanche, en procédant à une inspection, une palpation, une observation de la démarche et à des tests spécialisés (FADIR et FABER).

Examen(s) d’imagerie

Habituellement, la radiographie suffit à identifier le conflit, grâce au « cliché de Dunn », permettant de voir la bosse du col du fémur. Pour autant, l’arthroscanner ou un arthro-IRM peuvent être demandés afin de déterminer précisément les lésions cartilagineuses.

Conflit fémoro-acétabulaire de la hanche : traitement

Comment soigner un conflit fémoro-acétabulaire de la hanche ? Que faire ? Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter la page relative au traitement de cette pathologie.

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