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Traitement de l'ostéochondrite du genou à Paris - Dr Paillard

Ostéochondrite du genou

L’ostéochondrite du genou est une pathologie au niveau des zones de croissance du cartilage et des os, se manifestant en majorité chez l’enfant et l’adolescent. De quoi s’agit-il exactement, quels sont les causes et facteurs de risque, existe-t-il une manière de la prévenir, comment se fait le diagnostic ?

Ostéochondrite du genou

Ostéochondrite du genou : définition

L’ostéochondrite, aussi appelée ostéochondrose, est un terme médical désignant des atteintes variées au niveau des zones de croissance des cartilages et des os.

Il existe de nombreux types d’ostéochondrite. Cette maladie peut en effet toucher le genou, la hanche, le coude, le pied, mais aussi la colonne vertébrale.

L’ostéochondrite du genou, aussi appelée maladie de König ou ostéochondrite épiphysaire du condyle fémoral latéral, correspond à une atteinte nécrotique de l’os, touchant en particulier le condyle interne du genou.

Cette ostéochondrite est dite disséquante, car elle se caractérise par une désolidarisation d’un fragment d’os et de cartilage par rapport au reste de la surface de l’articulation, de façon progressive, finissant par se détacher complètement, se promenant librement dans l’articulation.

L’ostéochondrite du genou est une blessure rare, apparaissant en particulier chez l’enfant et chez l’adolescent. Elle peut dans de rares cas apparaître chez l’adulte, et nécessitera en règle générale une intervention chirurgicale, la maladie étant plus évoluée que chez l’enfant.

Cette lésion survient notamment suite à un traumatisme mineur, et ce de manière quasi spontanée. Le patient ressent des douleurs à l’intérieur de son genou, avec une sensation de blocage mécanique, mal situé, et l’impression d’avoir un corps étranger dans l’articulation. Il a de grandes difficultés à étendre et fléchir sa jambe, et une boiterie ou des blocages du genou s’installent progressivement.

Cette ostéochondrite peut entraîner des effets négatifs à long terme sur la capacité à participer aux activités sportives, allant même jusqu’à produire des invalidités telles que l’arthrose. D’où l’intérêt de consulter rapidement un spécialiste au moindre signe avant-coureur, afin de bénéficier d’une prise en charge rapide et de soigner l’ostéochondrite rapidement.

Le pronostic de l’ostéochondrite dépend de l’âge d’apparition et de sa taille. Plus la lésion est petite, et plus l’enfant est jeune, plus les probabilités de cicatrisation sans séquelles sont élevées. Le pronostic est généralement très bon chez l’enfant, à seule condition que la prise en charge soit rapide et adaptée.

Chez l’enfant, lorsque la lésion n’est pas complètement détachée de l’articulation, un traitement médical, conservateur, est envisagé : repos, physiothérapie et usage de cannes / béquilles sont notamment prescrits.
Un traitement chirurgical est requis dans les autres cas d’ostéochondrite. La prise en charge chirurgicale de l’ostéochondrite du genou est l’arthroscopie, permettant une analyse en détails de la lésion. Lorsque cette dernière n’est pas fragmentée, ni complètement détachée, le chirurgien pourra tenter de la rattacher.

Dans les cas les plus sévères d’ostéochondrite, lorsque la lésion est très évoluée (et donc entièrement détachée), il est souvent requis de la retirer. Ce traitement au cas par cas est à discuter avec votre spécialiste.

Après l’opération, un programme de rééducation permet de récupérer la mobilité du genou et de ne plus ressentir de douleurs en un peu plus de 6 mois.

Ostéochondrite du genou : causes et facteurs de risques

A l’heure actuelle, l’ostéochondrite est une pathologie encore très peu connue. Ses causes ne sont donc pas clairement identifiées pour le moment.

Dans tous les cas, elle est liée à la croissance du patient, et semble provoquée par un arrêt de la vascularisation de la zone de croissance du cartilage et des os, ce qui résulte en une nécrose des cellules. En effet, la zone souffrirait d’un manque d’apports nutritifs et d’oxygénation.

En règle générale, l’ostéochondrite du genou est provoquée par un traumatisme direct au genou. Mais elle peut aussi se déclencher progressivement, notamment par des tensions répétées au fil du temps.

Ostéochondrite du genou : symptômes

Les symptômes de l’ostéochondrite du genou sont la douleur, des articulations raides voire immobilisées, une perte d’amplitude des mouvements, le gonflement ainsi que la sensibilité au toucher.

Plus la pathologie progresse, et plus la mobilité de l’articulation diminue, résultant en une difficulté pour le patient à plier ou étendre complètement le genou.

Les symptômes de l’ostéochondrite se manifestent en particulier lors d’activités sportives, puisque l’articulation est davantage mobilisée qu’au repos.

Si votre enfant ressent des douleurs internes au genou, qu’il a du mal à fléchir et étendre sa jambe, et que des blocages s’installent progressivement (voire une boiterie), n’attendez plus pour consulter un spécialiste.

Ostéochondrite du genou : prévention

Comme les causes de l’ostéochondrite du genou sont mal connues, il est difficile de prévenir cette pathologie.

Les maux de genoux sont à surveiller, en particulier s’il y a des antécédents d’ostéochondrite dans votre famille.

Dans tous les cas, si votre enfant se plaint de maux récurrents aux genoux, prenez rendez-vous chez votre médecin. Plus tôt se fait la prise en charge, et meilleur est le résultat.

Ostéochondrite du genou : diagnostic

Examen clinique

Les circonstances de découverte de l’ostéochondrite du genou sont généralement représentées par une douleur du genou, atypique.

Pour diagnostiquer une ostéochondrite du genou, le médecin a recours à un examen clinique accompagné d’un interrogatoire. Celui-ci lui permet d’évaluer le niveau de douleur ressentie et d’éliminer les autres causes probables d’une telle douleur au genou.

Un bon diagnostic réduira considérablement le risque d’invalidité à long terme, et permettra en outre au patient de bénéficier de davantage de possibilités de traitement.

Examen(s) d’imagerie

Le médecin demandera également une IRM, des radiographies (standard, de face et de profil), ainsi qu’un scanner dans certains cas, afin de confirmer le diagnostic ainsi que la prise en charge nécessaire.

L’imagerie permettra de déterminer précisément l’étendue de la lésion, la vitalité du fragment, l’état du cartilage, ainsi que la potentialité de croissance résiduelle.

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