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Traitement de l'nstabilité rotulienne à Paris - Dr Paillard: Chirurgien orthopédique

Instabilité rotulienne : symptômes

La rotule est un petit os qui se situe dans la partie antérieure du genou et qui permet de réaliser au quotidien des mouvements tels que la flexion et l’extension de la jambe, mais aussi tous les mouvements qui permettent la mobilité. L’articulation du genou étant très sollicitée pour se mouvoir, il peut arriver dans certains cas que la rotule soit instable, ce qui relève d’une pathologie très invalidante dans la vie de tous les jours, puisque ceci empêche certains mouvements et entraine de grandes douleurs.

Instabilité de la rotule

Définition de l’instabilité rotulienne

Le genou est une articulation qui fonctionne à l’aide du fémur et de la rotule. L’instabilité rotulienne est une subluxation récidivante qui fait partir la rotule sur le côté du fémur.

On parle de cette instabilité rotulienne lorsque la rotule est sortie au moins trois fois de son logement.

Une rotule instable est généralement douloureuse. Souvent causée par un traumatisme, la rotule sort de son emplacement habituel dans l’articulation pour aller se loger sur le versant extérieur du genou, on parle alors d’une luxation de rotule.

Il faut savoir que la rotule est d’ordinaire stabilisée par la trochlée, qui est la partie du fémur qui reçoit et stabilise la rotule, par l’intermédiaire d’autres éléments tels que tendons et ligaments.

L’instabilité rotulienne peut se manifester de deux façons. En effet il existe le syndrome fémoro-patellaire, lorsque l’articulation ne présente aucune anomalie mais reste douloureuse. Ce syndrome doit se distinguer de la deuxième sorte d’instabilité rotulienne dite « potentielle », lorsqu’en plus de la douleur, des signes de luxation de la rotule sont bien visibles.

Lorsque cette luxation est visible, le ligament qui maintient la rotule en avant est lésé. Il est important pour un médecin de bien distinguer ces deux pathologies car en fonction du diagnostic, le traitement proposé au patient est différent.

L’instabilité rotulienne peut donc être causée par la lésion d’un ligament fémoro-patellaire ou par une anomalie de la rotule.

Causes et facteurs de risques de l’instabilité de la rotule

A l’inverse de nombreuses pathologies articulaires, l’instabilité de la rotule touche en général des patients en activité et jeunes pour la plupart : ce ne sont pas nécessairement des patients âgés qui la subissent.

Du fait qu’elle peut être multifactorielle et prendre son origine dans différentes situations propres à chaque patient, il est parfois compliqué d’en identifier clairement les causes.

Cependant, il est important de garder à l’esprit que dans la plupart des cas, l’instabilité rotulienne peut être causée par la lésion du ligament fémoro patellaire médial, qui permet un maintien de la rotule dans l’articulation, et qui, dans le cas où il se trouve rompu, provoque des saignements et des gonflements à l’intérieur de l’articulation.

Il peut arriver que l’instabilité rotulienne soit occasionnée par une anomalie de la rotule, ou par un phénomène que l’on appelle « la jambe en X » qui est un défaut d’axe de la jambe. Ce phénomène est appelé « dysplasie fémoro-patellaire » dans le langage médical. Aussi, si la rotule est trop haute dans l’articulation, elle peut avoir du mal à s’engager dans la trochlée, ce qui constitue également un facteur de risques de la pathologie.

Par ailleurs, il faut souligner le fait que la première luxation de rotule survient généralement lors de la pratique d’un sport, et plus particulièrement dans un sport qui mobilise beaucoup la jambe, en mouvement de flexion, comme le ski ou le football.

Parmi les causes et facteurs de risques de cette pathologie, il est possible d’ajouter que globalement, les personnes hyperlaxes, les adolescents et les femmes sont les plus touchés.

Instabilité de la rotule : symptômes

Une instabilité rotulienne peut se manifester de différentes façons. Le patient ressent généralement une douleur vive et très invalidante au quotidien, qui se transforme en une douleur chronique.

La rotule est d’ordinaire maintenue à l’articulation par un ensemble de ligaments et de tendons, et bien souvent, on observe une subluxation de la rotule, parfois même des subluxations répétées, pouvant mener à une luxation de la rotule. C’est le principe même de l’instabilité de la rotule, occasionnant par là une incapacité à marcher et à effectuer des mouvements de flexion ou d’extension.

Par ailleurs, les douleurs dues à la pathologie apparaissent souvent lorsque le patient souhaite monter ou descendre des escaliers, marcher sur un terrain en pente, et bouger de façon générale le genou dans un mouvement de flexion et d’extension.

Lorsqu’il est au repos, le patient peut se sentir soulagé car les douleurs disparaissent, mais en revanche, elles réapparaissent lorsqu’il s’agit de se redresser, après un long moment de station assise ou allongée.

D’autres parts, le patient peut se plaindre d’un genou qui craque, d’un genou qui bloque et qui semble enraidi, et d’une articulation qui ne fonctionne pas aussi bien que d’ordinaire.

Diagnostic de l’instabilité de la rotule

Examen clinique

Pour évaluer le degré de gêne du patient au quotidien dans ses mouvements, le médecin procède à un examen clinique et à un interrogatoire de son patient. Grâce à des palpations, il peut localiser avec précision les douleurs et éliminer certaines pistes, pour tendre à poser le diagnostic de la rotule instable. Par ailleurs, lors de cet examen clinique, le médecin recherche à la fois les blocages décrits par le patient, mais aussi une hypermobilité de la rotule, grâce à un mouvement de flexion du genou.

Examen(s) d’imagerie

Le patient sera poussé ensuite à effectuer des examens complémentaires tels que des examens d’imagerie médicale. La radiographie du genou, effectuée de profil, permet dans ce cas précis de mesurer la hauteur de la rotule et d’observer la dysplasie de la trochlée. Généralement, dans le cas d’une rotule instable, un scanner peut être réalisé car il permet d’obtenir une vue d’ensemble et des informations précieuses sur la position de la rotule, mais également sur le tendon rotulien. De la même façon, l’arthroscanner permet de visualiser les éventuelles lésions du cartilage. En revanche, pour confirmer le diagnostic de la rotule instable, l’IRM ne fait généralement pas partie des examens prescrits.

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