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Définition de la capsulite rétractile de l’épaule par dr Paillard

Capsulite rétractile de l’épaule

La capsule de l’épaule est un ensemble de ligaments qui entourent l’articulation de l’épaule, et qui peut se rétracter pour des raisons qui restent à ce jour méconnues. Ce phénomène de diminution du volume de la capsule entraîne des douleurs et des désagréments tels que la difficulté de mouvements et une inflammation, pour terminer par une douleur permanente, qui se révèle très handicapante au quotidien.

Capsulite de l’épaule

Définition de la capsulite rétractile de l’épaule

L’épaule est une articulation complexe, qui permet le déplacement du bras et de la main dans l’espace. Cette articulation est entourée d’une membrane et d’un ensemble de ligaments, qui peuvent se rétracter et s’enraidir, empêchant ainsi tout mouvement du bras du patient. La capsulite rétractile est donc d’une inflammation de la capsule dans l’épaule, qui se manifeste par ailleurs par deux symptômes dominants qui sont la douleur et la raideur.

La capsulite rétractile, autrement appelée « épaule gelée » est une pathologie qui peut survenir pour des raisons qui restent à ce jour mal connues, et la plupart des sujets sont des femmes dont l’âge se situe autour de 50 ans. Si la douleur se fait peu importante au début de la maladie, cette dernière se fait progressive et finit par être intense et permanente dans un stade avancé de la maladie.

Lorsque la pathologie est au début de son développement, la couche profonde de la capsule appelée « synoviale » possède une couleur rougeâtre, surtout sur la partie supérieure de l’articulation, alors qu’au stade avancé de la maladie, la capsule est rétractée et la synoviale est blanchâtre. La gaine du biceps disparaît lorsque la pathologie est à un stade avancé. C’est à ce moment-là que les capacités articulaires du patient sont fortement diminuées.

Causes et facteurs de risques de la capsulite rétractile de l’épaule

Si la plupart des patients atteints de capsulite rétractile sont des femmes dont l’âge est compris entre 45 et 65 ans, les raisons de l’apparition de cette pathologie restent à ce jour peu précises. Dans la moitié des cas de capsulite, la pathologie n’est d’ailleurs pas clairement identifiée.

Les spécialistes estiment qu’à l’origine de la maladie se trouvent divers motifs tels qu’un choc émotionnel ou psychologique, une période de stress intense, une maladie telle que le diabète ou une maladie de la thyroïde, un terrain anxieux ou une dépression.

Aussi, lorsque les facteurs psychologiques ne sont pas en cause, la capsulite peut trouver à l’origine de son apparition des facteurs de risques tels que la prise de certains médicaments comme des barbituriques ou des médicaments pour la trithérapie. Par ailleurs, il est à noter que parmi les facteurs de risques, certaines opérations peuvent favoriser l’apparition de la pathologie, comme les opérations au niveau de la cage thoracique, des opérations du sein avec curage des ganglions.

Bien entendu, la survenue de la pathologie peut s’expliquer aussi par un traumatisme de l’épaule dans certains cas. De la même façon, la capsulite rétractile peut être idiopathique, c’est-à-dire qu’elle survient sans aucune raison clairement identifiée.

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Lorsque la capsule se rétracte, les symptômes sont plutôt modérés et se font progressifs dans le temps. En effet, il faut savoir que la maladie se déroule et évolue en plusieurs phases, qui peuvent durer pendant des mois et parfois plus dans certains cas. La première phase est généralement douloureuse, et relève de l’installation progressive de la maladie, tandis que la seconde phase est basée sur l’enraidissement de l’articulation, le plus souvent moins douloureuse, au cours de laquelle les mouvements de l’articulation deviennent fortement limités.

Dans les premiers temps, l’épaule est modérément douloureuse. Ces douleurs légères se font sentir lors des mouvements du quotidien. C’est d’ailleurs pour cela que bien souvent, les douleurs de la capsulite rétractile de l’épaule induisent le patient en erreur, ce dernier pensant à une tendinite. Ce qui est en soi une cause d’aggravation de la maladie car le patient, minimisant la douleur, continue de mobiliser son articulation en ignorant que la pathologie est plus importante que ce qu’il croit. Lorsque la douleur devient plus intense, elle est quotidienne et survient même la nuit.

Ces douleurs s’accompagnent d’un blocage de l’épaule, d’un enraidissement de l’articulation. La raideur devient si dérangeante que des gestes basiques du quotidien et qui sont d’habitude faciles à exécuter deviennent très compliqués, comme par exemple se coiffer, enfiler un vêtement ou tendre le bras pour attraper un objet en hauteur. De façon globale, lorsque la raideur s’installe, la douleur se fait moins intense et peut même disparaître dans certains cas, dans les semaines qui suivent le début de l’enraidissement. La capsule est à ce moment-là rétractée et l’articulation se bloque pour n’importe quel mouvement.

Diagnostic de la capsulite

Examen clinique

Le diagnostic de la capsulite rétractile se fait la plupart du temps en examen clinique, lorsque le médecin procède à un interrogatoire complet et précis du patient, accompagné de palpations pour déceler les douleurs et les localiser. Le patient indique alors au médecin les difficultés rencontrées au quotidien pour effectuer des mouvements simples qu’il aurait effectué sans peine d’ordinaire, ce qui aide le médecin pour poser son diagnostic.

Examen(s) d’imagerie

Si le médecin le juge nécessaire, il peut envoyer son patient passer un bilan biologique et une radiographie, cependant les signes de la capsulite rétractile sont peu visibles sur une radio. En revanche, l’échographie permet d’obtenir plus d’informations sur l’état des tendons de la coiffe, et la scintigraphie peut mettre en évidence une hyperlaxité de l’épaule. Si un doute persiste quant aux résultats des examens précédents, passer une arthrographie permet de constater une réduction du volume de l’articulation, par le biais d’une injection de produit de contraste dans l’articulation.

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