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Traitement de l'entorse de la cheville à Paris - Dr Paillard

Entorse cheville : que faire ?

Avec environ 6000 consultations par jour en France, l’entorse du pied est la plus fréquente. Voici une présentation du mécanisme de cette pathologie, avec les causes et facteurs de risques, les symptômes, les moyens de prévention, et le diagnostic mis en place avant de pouvoir soigner l’entorse de cheville.

Entorse de la cheville

Définition de l’entorse de la cheville

L’entorse de cheville est une pathologie qui concerne les ligaments de l’articulation. Ces ligaments, eux-mêmes composés de plusieurs faisceaux, font office de liaison entre les différentes parties osseuses, à savoir le tibia, le péroné, et l’astragale. C’est ainsi qu’ils stabilisent la cheville dans ses mouvements de bas en haut, de l’extérieur vers l’intérieur, ou inversement. Par ailleurs, il existe 3 groupes de ligaments dans la cheville :

  • le ligament latéral externe (ou collatéral latéral) ;
  • le ligament latéral interne (ou collatéral médial) ;
  • et 2 ligaments tibiofibulaires (l’antérieur et le postérieur).

Lorsqu’un ou plusieurs de ces ligaments de la cheville sont affaiblis et endommagés, on parle d’entorse de pied. Dans plus de 9 cas sur 10, la lésion concerne le ligament latéral externe, constitué de 3 faisceaux, et est causée par un faux mouvement du pied en-dedans. On parle alors également d’entorse de cheville externe. L’atteinte des autres ligaments est plus rare. Selon l’importance de l’accident, on distingue 3 stades de gravité :

  • L’atteinte du ligament peut être bénigne (dans 7 cas sur 10) avec un simple étirement (distension) ligamentaire.
  • Elle peut également être moyennement importante avec une déchirure ligamentaire et une rupture partielle d’un des faisceaux.
  • Enfin, l’entorse de cheville grave correspond à une rupture complète des faisceaux du ligament. Elle peut être accompagnée d’une fracture.

La suite de cette page développe davantage les causes d’une telle pathologie des ligaments de la cheville, la symptomatologie, les méthodes pour prévenir les entorses du pied, et les méthodes de diagnostic.

Causes et facteurs de risques de l’entorse de cheville

La cheville est l’articulation la plus fragile de l’organisme. En effet, elle doit chaque jour supporter tout le poids du corps, et elle est donc plus sujette aux entorses que les autres articulations du corps humain. L’entorse de la cheville résulte d’une trop forte sollicitation de l’articulation. Le mécanisme le plus fréquent est la torsion du pied vers l’intérieur (en-dedans) de manière brutale (lors d’une chute par exemple). Plus rarement, l’étirement ligamentaire est dû à une trop grande flexion ou extorsion de l’articulation du pied.

Les principales causes et principaux facteurs pouvant favoriser l’entorse de la cheville sont les suivants :

  • un faux-pas sur un terrain glissant, irrégulier, ou dans les escaliers ;
  • une chute provoquant une torsion, flexion, ou extorsion du pied ;
  • un coup porté directement à la cheville ;
  • une forte tension appliquée à l’articulation du pied ;
  • un mauvais traitement des blessures antérieures ;
  • des efforts réguliers de la cheville ;
  • un accident lors de la pratique d’une activité sportive comme le ski ou le football (concerne surtout les sportifs de haut niveau) ;
  • une fragilité particulière de la cheville (notamment chez les enfants ou les personnes âgées) ;
  • le surpoids ou autre mauvaise condition physique.

Entorse de la cheville : symptômes

La symptomatologie des entorses de cheville dépend des circonstances de l’accident.

  • En cas de petite entorse, la douleur est généralement modérée. L’entorse de la cheville peut être accompagnée d’un gonflement variable du pied. L’articulation conserve sa mobilité. Contrairement au cas d’une cheville simplement foulée ou tordue, les symptômes d’une distension ligamentaire perdurent.
  • En cas d’entorse de cheville moyenne ou grave, la douleur est violente et intense. Le pied est particulièrement gonflé (œdème), avec la présence d’un bleu (ecchymose). Les fonctions de la cheville sont altérées, et l’articulation perd partiellement voire complètement sa mobilité. Le patient rencontre une difficulté particulière (voire impossibilité) à tenir debout sur le pied concerné. De tels symptômes apparaissent souvent après un accident grave, et nécessite une prise en charge immédiate. Pour cela, le patient peut notamment se tourner vers les services d’urgence qui l’orienteront ensuite vers le spécialiste le plus adéquat.

Prévention de l’entorse de la cheville

L’entorse du pied peut être évitée en prenant certaines précautions dans la vie de tous les jours, comme par exemple :

  • Garder une alimentation équilibrée pour garantir un apport suffisant à l’organisme ;
  • Avoir une activité sportive régulière sans qu’elle soit trop intense ;
  • Éviter de forcer sur la cheville ;
  • Ne pas négliger le repos après un effort physique ;
  • Bien soigner les blessures précédentes.

En effet, ces dispositions permettent d’une part de préserver les ligaments du pied et ainsi de diminuer le risque d’entorse de cheville bénigne ou grave. D’autre part, ce sont des moyens de rendre la guérison plus rapide en cas d’accident. Enfin, prendre de telles précautions réduit le risque que des entorses répétées mènent à une pathologie plus grave de l’organe locomoteur telle que l’arthrose.

Quel diagnostic ?

Examen clinique

La consultation, qui peut se dérouler dans les services d’urgence, consiste principalement à faire le point sur les circonstances de l’accident, la symptomatologie (cheville enflée…), les douleurs ressenties par le patient, et sa capacité ou non à bouger sa cheville. En général, l’examen clinique suffit à diagnostiquer la pathologie ligamentaire et à mettre en place un traitement pour soigner l’entorse bénigne de cheville.

Examen(s) d’imagerie

Dans le cas où une fracture est suspectée en plus de l’entorse de la cheville, une radiographie peut être prescrite par le médecin. De même, si une rupture d’un ou plusieurs ligaments est suspectée, il pourra prescrire une IRM au patient. Ces méthodes permettent en effet d’obtenir des clichés de l’intérieur de la cheville et de préciser le diagnostic. Le traitement prescrit par l’équipe médicale dépendra des résultats de ces examens complémentaires.

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