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Traitement de l'épicondylite du coude à Paris - Dr Paillard

Épicondylite du coude

L’épicondylite se caractérise par une douleur au coude, souvent en rapport avec des activités manuelles intenses ou répétées. Découvrez en détails de quoi il s’agit, quels sont les causes et symptômes de l’épicondylite du coude, comment prévenir cette pathologie, et comment la diagnostiquer.

Épicondylite du coude

En résumé

L’épicondylite, communément appelée « tennis elbow », est une pathologie des tendons du coude liée à une sur-sollicitation professionnelle ou sportive. Ce guide détaille les mécanismes de ces micro-lésions, les symptômes caractéristiques comme la douleur à la face externe de l’avant-bras, ainsi que les protocoles de prévention et de diagnostic. Comprendre cette affection est essentiel pour mettre en place le repos nécessaire et éviter une évolution vers une douleur chronique.

Epicondylite du coude : définition

Par définition, l’épicondylite désigne une pathologie tendineuse au niveau du coude. Elle fait partie des troubles musculo-squelettiques du membre supérieur, et provoque des douleurs au coude chez les personnes atteintes.

Comme son nom l’indique, l’épicondylite concerne spécifiquement les tendons reliés à l’épicondyle, petit os situé sur la face externe du coude, juste au-dessus de l’articulation. Les tendons du coude sont des fibres inélastiques qui ont pour rôle de fixer les muscles dits épicondyliens sur l’os. Les muscles épicondyliens, situés dans l’avant-bras, sont ceux qui nous permettent de tendre les doigts, le poignet, et de faire tourner l’avant-bras. Lorsque ces tendons sont atteints, on parle donc d’épicondylite au coude.


Cette tendinopathie du coude se traduit alors par des micro-déchirures ou des petites lésions au niveau des tendons ou de leur attache sur l’os. C’est donc à ce niveau-là que la douleur est localisée, et le meilleur traitement reste alors la mise au repos.

Epicondylite (ou tennis elbow) : causes et facteurs de risque

Les épicondylites apparaissent généralement suite à une sur-sollicitation ou à une sollicitation répétée du coude, du bras, du poignet, ou de la main. Les chocs, les gestes saccadés, ou encore les mouvements de rotation et de flexion, sont en effet des facteurs de risque d’épicondylite. Il s’agit d’une pathologie fréquente qui touche entre 1 et 3% des adultes en France. Les sujets les plus atteints sont les 35-60 ans.

Dans la plupart des cas, l’épicondylite du coude est une maladie professionnelle, c’est-à-dire causée par des gestes réalisés au travail. Certains métiers requièrent en effet des tâches manuelles intenses ou répétées qui peuvent affaiblir les tendons du coude. C’est par exemple le cas des ouvriers (avec des mouvements de serrage, vissage, frappe…), ou encore des personnes qui travaillent constamment sur ordinateur. Le travail à froid, les vibrations, et le manque de repos, sont par ailleurs des facteurs aggravants.

Dans des cas moins fréquents (5-10%), l’épicondylite du coude est dû à un effort intensif ou à un faux mouvement effectué lors d’un loisir, par exemple pendant une activité de bricolage ou lors de la pratique d’un sport comme le tennis. C’est d’ailleurs pour cette raison que cette pathologie du coude est également appelée « tennis elbow » (le coude du tennisman).

Enfin, le tabagisme, le diabète, et d’autres maladies, peuvent favoriser la fragilisation des tendons du coude.

Épicondylite coude : symptômes

L’épicondylite se traduit chez la personne atteinte par un coude douloureux. Cette douleur au coude peut apparaître soudainement ou progressivement, et est souvent liée à l’exercice d’une activité professionnelle spécifique. En général, elle concerne uniquement le bras dominant. On parle alors d’épicondylite au coude droit ou d’épicondylite au coude gauche.

Le coude est d’abord sensible au toucher. La gêne se transforme ensuite en douleur, qui se propage à la face externe du coude et dans l’avant-bras. Certains gestes sollicitant le coude sont particulièrement douloureux, comme les mouvements de rotation du bras ou la position bras tendu.

Selon le cas, les symptômes peuvent durer plusieurs semaines, mois, voire années (on parle alors de douleurs chroniques). Le temps de guérison de l’épicondylite du coude est en effet d’un an en moyenne. Même si le mouvement du coude est toujours possible, il reste douloureux, ce qui peut constituer une réelle difficulté au quotidien et au travail, d’où l’importance de consulter un médecin spécialiste de l’appareil locomoteur.

Epicondylite du coude : prévention

L’épicondylite au coude étant majoritairement provoquée par des tâches manuelles intenses, à répétition, ou par des mouvements saccadés, éviter ce type d’activité et adopter une gestuelle plus fluide sont des moyens de prévention.

Néanmoins, les gestes du bras intensifs et répétitifs sont inévitables dans certains corps de métiers. Dans ce cas, il est important de prendre certaines précautions :

  • effectuer un échauffement efficace avant tout effort ;
  • toujours garder le coude plié lors de l’effort ;
  • prévoir des temps de pause pour récupérer ;
  • boire de l’eau ;
  • varier les gestes en alternant avec d’autres travaux.

Des dispositions plus générales peuvent également être mises en place dans l’entreprise avec le médecin du travail pour diminuer le risque d’épicondylite du coude chez les salariés. Cela passe par exemple par le réaménagement des postes de travail, la limitation des tâches répétitives, un suivi approfondi, etc.

Épicondylite coude : diagnostic

Il est recommandé de prendre rendez-vous chez le médecin traitant si des douleurs au coude sont constatées et persistent déjà depuis plusieurs jours.

Examen clinique

En début de consultation, le médecin fait un point avec le patient sur les symptômes et les activités manuelles qui pourraient avoir causé leur apparition. Lors de l’examen clinique, le médecin constate que le coude du patient est particulièrement sensible voire douloureux au toucher. L’absence de rougeur ou de gonflement élimine la possibilité d’inflammation. Des mouvements de rotation, de fléchissement, et d’extension de l’avant-bras, du poignet, et des doigts, sont effectués, alors que le coude reste tendu et est soumis à une résistance. Si le patient ressent des douleurs lors de ces exercices, l’épicondylite du coude est confirmée.

Examen(s) d’imagerie

Dans certains cas particuliers, des examens d’imagerie complémentaires peuvent être réalisés. C’est notamment le cas lorsque les symptômes d’épicondylite sont survenus brutalement, lorsqu’une rupture des tendons est suspectée par le médecin, ou lorsque la douleur est chronique et ne s’est pas apaisée suite aux soins médicaux. Le patient peut alors se voir prescrire une échographie du coude ou une IRM (imagerie par résonnance magnétique) afin de repérer et d’identifier les lésions des tendons.

Épicondylite : traitement

Pour soulager les douleurs engendrées par l’épicondylite au coude, le médecin peut prescrire un traitement médicamenteux au patient. Néanmoins, le « tennis elbow » se soigne avant tout par un traitement naturel, à savoir le repos des tendons. C’est pourquoi le patient reçoit un arrêt de travail, pouvant varier entre 4 et 11 semaines selon le type d’activité professionnelle exercé.

Comment soigner une épicondylite ? Que faire ? Pour en savoir davantage, vous pouvez consulter la page relative au traitement de cette pathologie.

FAQ

Il s'agit d'une atteinte des tendons qui relient les muscles de votre avant-bras à l'épicondyle, le petit os situé sur la face externe de votre coude. En tant que spécialistes, nous observons que ces fibres subissent des micro-déchirures ou des lésions dues à des mouvements répétés, provoquant une douleur vive.

Ce terme est utilisé car le revers au tennis sollicite intensément les muscles épicondyliens, favorisant l'inflammation des tendons. Toutefois, nous constatons que le sport ne représente que 5 à 10 % des cas ; la majorité de nos patients souffrent d'une origine professionnelle ou liée au bricolage.

Nous recevons fréquemment des ouvriers effectuant des gestes de vissage ou de frappe, mais aussi des professionnels travaillant sur ordinateur de manière prolongée. Les vibrations, le travail dans le froid et l'absence de pauses sont des facteurs aggravants que nous surveillons de près.

Le premier signe est souvent une sensibilité au toucher sur la bosse osseuse du coude. Cette gêne peut rapidement se transformer en une douleur irradiant vers l'avant-bras, particulièrement lorsque vous tendez le bras ou que vous effectuez une rotation du poignet.

Absolument. Si vous ignorez les signaux d'alerte, les symptômes peuvent durer plusieurs mois, voire des années. Notre équipe insiste sur l'importance d'une consultation précoce pour éviter que la pathologie ne s'installe durablement dans votre quotidien.

Je recommande systématiquement de réaliser des échauffements avant tout effort intense et de garder, dans la mesure du possible, le coude légèrement plié. Une hydratation régulière et l'alternance des tâches sont également des piliers de la prévention que nous préconisons en entreprise.

Oui, dans la majorité des cas que nous traitons, elle est liée à l'activité professionnelle. Nous travaillons d'ailleurs souvent en lien avec la médecine du travail pour aménager les postes, limiter les gestes répétitifs et assurer un suivi thérapeutique adapté aux salariés.

Le diagnostic est d'abord clinique : nous testons la résistance de vos muscles lors de l'extension des doigts et du poignet. Si un doute persiste ou si la douleur est brutale, nous prescrivons une échographie ou une IRM pour visualiser précisément l'étendue des lésions tendineuses.

Tout à fait. Nous informons nos patients que le tabagisme et certaines maladies comme le diabète altèrent la qualité des tissus et la vascularisation des tendons. Cela les fragilise et ralentit considérablement leur capacité de cicatrisation naturelle.

Le traitement fondamental que nous prescrivons est le repos strict des tendons concernés. Cela implique souvent un arrêt de travail de plusieurs semaines pour permettre aux micro-lésions de cicatriser, complété si besoin par un traitement médicamenteux pour soulager la phase aiguë.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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