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Chirurgie de la cheville: Traitement d’une ostéochondrite à Paris - dr Paillard

Ostéochondrite cheville : traitement

L’os et le cartilage sont deux parties liées dans l’articulation, qui fonctionnent ensemble et peuvent être touchées par des maladies ostéo-cartilagineuses comme l’ostéochondrite. L’ostéochondrite de la cheville engendre des blocages et des douleurs au quotidien dans la vie du patient, c’est pourquoi il est important de consulter rapidement à l’apparition des premiers symptômes.

Traitement d’une ostéochondrite

Définition de l’ostéochondrite de la cheville

L’ostéochondrite se définit comme une anomalie au niveau des os et du cartilage. Cette pathologie est aussi appelée ostéochondrose ou LODA, ce qui signifie « Lésion Ostéochondrale du Dôme Astragalien », et désigne de manière générale toutes les atteintes qui peuvent survenir au niveau des zones ostéo-cartilagineuses. Elle peut être provoquée ou favorisée par divers facteurs de risques comme les mouvements intenses, les efforts répétés de l’articulation, une activité physique trop brusque, et bien d’autres encore. A la suite de micro traumatismes qui entraînent des désordres dans la structure de l’os, l’os cherche à se défendre en se déformant si les charges qu’il supporte ne cessent pas. Le patient ressent alors des douleurs au niveau de la cheville, et des blocages au niveau de l’articulation. Une partie du cartilage peut même se détacher à l’usure de l’articulation. L’ostéochondrite ou LODA entraîne le pied vers l’intérieur de l’articulation, favorisant ainsi plus encore l’usure cartilagineuse. Cette usure peut à long terme provoquer l’arthrose de la cheville. La pathologie peut rester silencieuse durant de longues années et se déclarer par le biais de douleurs intenses.

Pourquoi opérer l’ostéochondrite ?

L’ostéochondrite est une pathologie qui rend la marche douloureuse et difficile. Une opération doit être envisagée lorsque les traitements non chirurgicaux comme les médicaments, les antalgiques, et les anti-inflammatoires ne font pas effet. Chez certains patients, une simple lutte contre la prise de poids et la pose d’orthèses plantaires peuvent avoir des effets bénéfiques contre la pathologie. L’immobilisation quant à elle peut être aussi envisagée. Mais lorsque ces solutions aboutissent à des échecs en termes de résultats, il faut penser à opérer la cheville. Cela permet tout du moins de limiter la progression de la douleur ou de la stopper dans le meilleur des cas, et permettre au patient de retrouver un peu de confort dans son quotidien, que ce soit pour se mouvoir ou pour des gestes basiques de la vie de tous les jours.

Définition de l’ostéochondrite

L’ostéochondrite peut être opérée par différents procédés. Il existe tout d’abord le curetage arthroscopique par arthroscopie. C’est la méthode la plus utilisée. L’opération peut aussi se réaliser à l’aide d’une méthode appelée « mosaicplasty », qui est une greffe ostéocartilagineuse prélevée en général sur le genou du patient pour être implantée dans la zone de la cheville. Cependant, les chirurgiens ont tendance à favoriser l’arthroscopie du fait qu’il s’agit d’une intervention mini-invasive, moins inconfortable pour le patient et qu’elle permette une guérison plus rapide. L’arthroscopie est une intervention durant laquelle le chirurgien réalise deux petites incisions dans la cheville, une pour faire passer les instruments chirurgicaux et l’autre pour faire passer des instruments optiques comme une mini caméra, afin de visualiser l’articulation de l’intérieur. Lors de l’intervention, le chirurgien nettoie l’intérieur de l’articulation et rabote les becs osseux présents. Mais aussi, il procède à une inspection complète de l’articulation pour contrôler l’état du cartilage et des ligaments. Le patient est hospitalisé pour une durée de 48 heures dans la plupart des cas, et l’opération se fait sous anesthésie loco-régionale ou générale. L’anesthésie pratiquée dépend de l’état de santé global du patient.

La rééducation post-opératoire et la reprise des activités

L’opération de la cheville peut se faire en ambulatoire ou avec une hospitalisation de deux à trois jours en fonction de l’état de santé du patient. Le patient peut se lever dès le lendemain de l’intervention à l’aide de cannes ou de béquilles. Après l’intervention chirurgicale de l’ostéochondrite de la cheville, le patient peut quitter l’hôpital au bout de deux jours mais doit conserver la cheville dans une attelle afin de la maintenir et de ne pas la fragiliser. Au retrait de l’attelle, le patient peut dans certains cas s’appuyer sur sa cheville et entamer sa rééducation, mais de façon générale, l’appui est déconseillé durant une vingtaine de jours. La rééducation démarre entre le 5ème et le 10ème jour après l’intervention. Les médecins estiment qu’il faut environ une dizaine de séances de rééducation, quinze dans certains cas, pour que le patient puisse se servir à nouveau de sa cheville dans de bonnes conditions et sans douleur. Les activités physiques et professionnelles peuvent être reprises de façon progressive et avec l’accord du médecin environ trois semaines après l’opération. Des radiographies de contrôle devront être réalisées par la suite pour s’assurer du bon état de l’articulation.

Risques et complications de l’arthroscopie

La plupart des opérations de chirurgie comportent des risques et des complications. Ces risques dépendent de différents facteurs, mais aussi de l’état de santé du patient. Concernant l’arthroscopie, la formation d’un hématome peut faire partie de ces complications. Il se résorbe seul ou peut faire l’objet d’une ponction pour l’évacuer. De la même façon, la phlébite peut intervenir malgré la prise d’anticoagulants. Une phlébite se caractérise par la présence d’un caillot de sang qui s’est formé dans une veine des jambes et peut entraîner une embolie pulmonaire. C’est une complication envisageable très surveillée. L’infection de la cheville, et même parfois de parties lointaines à l’articulation comme l’infection des dents, peut survenir, et peut nécessiter une nouvelle intervention. Parmi la longue liste des complications possibles, il faut aussi noter l’apparition de nouvelles raideurs, la lenteur de la cicatrisation, l’algodystrophie ou même la dégradation continue du cartilage malgré l’opération.

Résultats attendus de l’opération

L’opération a pour but de stimuler la repousse du cartilage et de diminuer voire stopper les douleurs ressenties par le patient au quotidien. Dans 80% des cas opérés, elle permet une reprise de l’activité sportive rapidement, même pour les sportifs de haut niveau, et dans tous les cas, cette opération améliore la vie du patient.

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