Menu

Menu

Tendinopathie des fibulaires, luxation, lésions: Symptômes, diagnostic et traitement à Paris

Tendinopathie des fibulaires, luxation, lésions

Parmi les pathologies du pied, on retrouve l’atteinte des tendons fibulaires entraînant une baisse de la stabilité de la cheville. Voici un aperçu de ce que sont la tendinopathie des fibulaires et les instabilités des péroniers avec leurs causes, symptômes, et méthodes de diagnostic.

Tendinopathie des fibulaires

Définition de la tendinopathie des fibulaires

Dans l’anatomie du pied, les tendons fibulaires, également appelés tendons péroniers, se situent dans la partie latérale externe de la cheville. On en distingue 2 : le court fibulaire et le long fibulaire. Ces tendons passent notamment par une espèce de gouttière formée par les os de la cheville appelée gouttière rétro malléolaire. Ensuite, le long fibulaire rejoint l’os du gros orteil (premier métatarsien), alors que le court fibulaire rejoint celui du 5ème orteil (5ème métatarsien).

Ces deux tendons sont des stabilisateurs dynamiques de la cheville. Ils jouent un rôle crucial lors des différents mouvements de la cheville, c’est-à-dire lors de l’éversion, de la flexion plantaire, etc. Par conséquent, une tendinopathie des fibulaires ou autre type d’atteinte de ces tendons entraîne une gêne et une douleur handicapante lors de la marche, de la course, des sauts, ou tout simplement lors de l’appui sur un pied.

On distingue plusieurs types de pathologies pouvant toucher les tendons péroniers.

  • D’une part, lorsqu’il existe une inflammation de ces tendons, on parle alors de tendinite des péroniers latéraux ou encore de tendinopathie des fibulaires.
  • D’autre part, on retrouve les instabilités, qui se caractérisent à l’échelle anatomique par une sortie des tendons péroniers de la gouttière rétro malléolaire. Celle-ci peut être partielle (on parle alors de subluxation) ou complète (luxation).

Causes et facteurs de risques de la tendinopathie des fibulaires

En général, les tendinopathies des fibulaires sont causées par l’accumulation de contraintes mécaniques subies par le pied. Elles peuvent en effet faire suite à des traumatismes brutaux, ou alors à des microtraumatismes répétés dans le passé. Par ailleurs, les sportifs pratiquant la course à pied ou encore le saut ont une plus grande probabilité de microtraumatismes de la cheville et sont donc plus exposés au risque de tendinopathie des fibulaires. Avec des sollicitations régulières ou importantes de la cheville, les tendons fatiguent et une inflammation apparaît. Dans certains cas, cette pathologie des tendons peut apparaître suite à une laxité des ligaments de l’articulation.

Il existe également d’autres facteurs pouvant favoriser l’atteinte des péroniers latéraux de la cheville. Par exemple, les personnes ayant déjà subi des traumatismes dans le passé, ayant suivi un certain traitement médicamenteux, et les personnes atteintes de rhumatisme ou de certaines autres pathologies, sont plus sujettes à développer une tendinopathie des fibulaires. De plus, un mauvais chaussage, ou encore un pied naturellement creux, peuvent également favoriser l’endommagement des péroniers latéraux de la cheville.

Tendinopathie des fibulaires et instabilité des péroniers : symptômes

Qu’il s’agisse d’une tendinite fibulaire, d’une luxation, ou d’une lésion, la pathologie se manifeste par une douleur au niveau d’un tendon de la cheville. En cas de tendinite, celle-ci est souvent localisée sur le côté, et est accompagnée d’un œdème (gonflement). Parfois, il peut s’agir de douleurs plantaires ou médiales. En cas de luxation ou de subluxation, il est possible de constater des ressauts lors de certains mouvements de la cheville.

La tendinopathie des fibulaires peut également être associée à d’autres symptômes :

  • une douleur ou une gêne particulière à la cheville lors de la pratique du sport ;
  • une tendance à boiter ;
  • une tendance à faire des entorses ;
  • une sensation d’instabilité (cheville lâche) ;
  • une difficulté à marcher sur un terrain irrégulier.

A terme, ces symptômes peuvent évoluer, et les gênes et douleurs peuvent s’intensifier lors de gestes minimes, d’où l’importance de consulter un spécialiste qui va confirmer ou non la pathologie et mettre en place un traitement adapté.

Prévention de la tendinopathie des fibulaires

Puisque la tendinopathie des fibulaires et l’instabilité de la cheville sont généralement liées à une accumulation de plusieurs traumatismes au pied plus ou moins importants, il n’y a pas de moyen de prévention spécifique. Échauffer le pied avant chaque sollicitation importante (comme la pratique d’un sport), et éviter les mouvements violents de la cheville, peuvent néanmoins réduire les risques de tendinite ou de luxation.

Par ailleurs, si les premiers signes sont constatés, il est conseillé de consulter un spécialiste de l’orthopédie. En effet, en l’absence de prise en charge, les symptômes peuvent s’aggraver, avec :

  • une augmentation de la douleur au niveau du tendon de la cheville en question ;
  • l’évolution de la tendinite fibulaire en ténosynovite ;
  • le tendon fibulaire fissuré ou déchiré ;
  • une rupture complète du tendon fibulaire.

Tendinopathie des fibulaires et instabilité des péroniers : diagnostic

Examen clinique

L’objectif de l’examen clinique est de faire le point sur les symptômes et de localiser les douleurs à la palpation. Des douleurs latérales à la cheville ainsi que la présence d’un œdème sont par exemple des signes d’une atteinte des tendons péroniers. Parfois, il est possible de constater une luxation sous la peau dès l’examen clinique.

Examen(s) d’imagerie

Le premier examen d’imagerie réalisé lorsqu’une tendinopathie des fibulaires est suspectée est la radiographie conventionnelle. Des clichés de la cheville du patient sont pris « en charge », c’est-à-dire position debout avec le poids du corps sur la cheville en question, permettant un premier bilan.

Grâce à une échographie, l’équipe médicale pourra confirmer ou non une atteinte des tendons fibulaires de la cheville. Cette technique permet également de déterminer l’état d’avancement de la pathologie.

Le scanner de la cheville a surtout pour but de faire un bilan précis des structures osseuses.

Enfin, l’IRM va permettre de confirmer ou non le diagnostic d’une tendinite fibulaire. Cet examen vise notamment à repérer des fissures ou des ruptures.

Selon les résultats de ces examens, le traitement médical sera basé sur des soins et médicaments ou sur une intervention chirurgicale pour les cas les plus sévères.

Tendinopathie des fibulaire : traitements

Comment soigner une tendinopathie des fibulaires ? Que faire ? Découvrez le traitement lié à cette pathologie.

Commentaires

N’hésitez pas à laisser un commentaire au Dr Philippe Paillard, il vous répondra dans les meilleurs délais