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Traitement de l'arthrose acromio-claviculaire de l’épaule à Paris - Dr Paillard

Arthrose acromio-claviculaire de l’épaule

Toutes les articulations sont constituées de cartilage, une couche de tissu conjonctif qui permet et faciliter les mouvements et qui s’use naturellement au fil du temps. Lorsque cette dégradation devient excessive, le patient souffre d’arthrose, ce qui peut engendrer des désagréments comme des douleurs, des excroissances et un enraidissement, une véritable gêne dans la vie du patient.

Arthrose acromio-claviculaire

Définition de l’arthrose acromio-claviculaire de l’épaule

Dans l’épaule, l’articulation acromio-claviculaire relie la clavicule à l’acromion, qui est une prolongation de l’omoplate. Cette articulation permet de nombreux mouvements du bras et au quotidien, elle est très sollicitée, ce qui la rend vulnérable.

Du fait de cette mobilité constante et intensive, et du fait également du poids du bras, l’usure de l’articulation acromio-claviculaire est inévitable. Cette même usure de la zone acromio-claviculaire peut entraîner une détérioration progressive du cartilage de l’articulation : c’est l’arthrose acromio-claviculaire. Cette arthrose de l’épaule est une pathologie qui prend son origine dans une mobilisation intensive de l’articulation et se traduit par une usure du cartilage recouvrant l’extrémité des os.

Cette détérioration du cartilage a pour conséquence un contact entre les os de l’articulation, ce qui est généralement très handicapant et douloureux au quotidien pour le patient. L’arthrose et l’érosion qu’elle engendre s’accompagnent souvent de géodes ou d’excroissances, des ostéophytes qui irritent les tendons de la coiffe des rotateurs. Cette réaction provoque un frottement anormal entre la coiffe des rotateurs et l’acromion : c’est le conflit sous acromial.

Causes et facteurs de risques de l’arthrose acromio-claviculaire

Le conflit sous acromial et plus généralement l’arthrose acromio-claviculaire est une pathologie qui a comme facteur de risque l’âge du patient, en premier lieu. Le vieillissement favorise l’usure naturelle de l’articulation et par la même occasion l’érosion du cartilage, responsable de l’arthrose de l’épaule. Cependant, il peut arriver que la pathologie survienne chez des patients à partir de leurs trente ans en fonction de l’activité professionnelle exercée et des loisirs pratiqués.

Parmi les causes et facteurs de risques de l’arthrose acromio-claviculaire, il faut noter certaines postures qui impliquent d’avoir le bras en l’air. Cette posture, accompagnée de gestes répétés et mobilisant beaucoup l’articulation, contribue largement à son usure progressive et à l’apparition d’une inflammation. Ces gestes peuvent être réalisés par les sportifs ou dans le cadre de certaines activités professionnelles qui sollicitent énormément l’articulation. Mais il est possible d’ajouter d’autres facteurs de risques comme la survenue d’un traumatisme de l’articulation, les mini-traumatismes dus aux travaux lourds et répétitifs, les maladies métaboliques, mais aussi certaines maladies osseuses.

Tous ces facteurs de risques sont les plus courants, bien que chaque individu soit différent. Il est donc important de comprendre que tous ces facteurs ne sont pas les mêmes chez tous les patients, mais peuvent favoriser l’apparition de l’arthrose acromio-claviculaire de l’épaule.

Arthrose acromio-claviculaire : symptômes

L’érosion et l’inflammation provoquées par l’arthrose acromio-claviculaire peuvent engendrer des douleurs qui irradient vers la nuque et le trapèze. Ces douleurs peuvent par ailleurs induire le patient en erreur et lui laisser croire à un problème de la zone cervicale.

Le patient a tendance à être dérangé la nuit par ces douleurs, qui se font plus virulentes en période nocturne, du fait de la position latérale prolongée ou la position sur le côté, impossibles à tenir pour le patient. De la même façon, la douleur peut se faire sentir lors d’un mouvement d’adduction, c’est-à-dire lorsqu’il s’agit de poser la main sur l’épaule opposée.

La douleur est le premier symptôme dont le patient se plaint. Dans certains cas, cette forme d’arthrose de l’épaule provoque des masses osseuses qui compriment la coiffe des rotateurs, ce qui cause une sensation d’accrochage dans l’articulation du patient. Cette sensation d’accrochage est souvent accompagnée de douleurs et d’enraidissements qui rendent les gestes du quotidien parfois pénibles, comme par exemple le simple fait de se coiffer ou de se laver. Il faut toutefois souligner le fait que les douleurs sont présentes surtout lorsque le bras est mobilisé.

Le patient peut constater un gonflement à proximité de son articulation, résultant des ostéophytes, les excroissances osseuses. Ce gonflement peut également être causé par la présence de liquide dans l’articulation. Enfin, la perte de mobilité est à ajouter sur la liste des symptômes ressentis par le patient, dans le cas d’une arthrose acromio-claviculaire de l’épaule.

Prévention de l’arthrose acromio-claviculaire de l’épaule

L’arthrose étant une usure naturelle du cartilage d’une articulation, il est très difficile de prévenir son apparition. Il est toutefois possible de changer sa façon de bouger et ses postures au quotidien, afin de limiter les douleurs et de retarder l’usure engendrée par l’arthrose.

Pour les personnes qui pratiquent une activité sportive mobilisant beaucoup l’épaule comme par exemple dans des sports de lancer, dans la musculation ou dans le culturisme par exemple, un bon échauffement et des étirements prolongés et bien réalisés à l’aide de mouvements amples, doux et profonds, aident à limiter les douleurs et les risques de blessure. De la même façon, des exercices pour le renforcement musculaire aident à rendre plus forts les muscles de l’épaule et fortifient l’articulation. Le repos est généralement préconisé pour limiter les douleurs et éviter une progression trop rapide de l’arthrose.

Arthrose acromio-claviculaire de l’épaule : diagnostic

Examen clinique

Pour poser le diagnostic de l’arthrose acromio-claviculaire de l’épaule, un premier examen clinique avec un médecin est préconisé, afin de mettre en évidence les douleurs ressenties par le patient. Grâce à un interrogatoire précis de la part du médecin et à une palpation, les douleurs sont localisées et mises en évidence grâce à la mise en adduction du bras, coude plié, pour aller poser la main sur l’épaule opposée. Parfois, le médecin peut observer un kyste sous la peau près de l’articulation.

Examen(s) d’imagerie

Pour confirmer la pathologie, le médecin prescrit à son patient des examens complémentaires comme des radiographies, qui permettent de mettre au jour l’arthrose et le pincement articulaire. Pour plus de précisions, un scanner peut être réalisé. Ce dernier permet le dépistage d’ostéophytes et offre une meilleure vue de la coiffe des rotateurs. En cas de doutes, une IRM permet d’observer un éventuel œdème osseux et une inflammation de la zone sous acromiale. Ces examens complets contribuent à une prescription au patient d’un traitement adapté, pour limiter les douleurs et soulager les symptômes de l’arthrose de l’épaule.

Arthrose acromio-claviculaire : traitement

Comment soigner une arthrose acromio-claviculaire ? Que faire ? Découvrez le traitement lié à cette pathologie.

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