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Nécrose du condyle interne du genou: Diagnostic et traitement à Paris - Dr Paillard

Nécrose du condyle interne du genou

Le condyle interne est, dans le genou, une masse osseuse qui s’articule en combinaison avec la surface articulaire du tibia, pour faire fonctionner l’articulation du genou. La nécrose du condyle interne du genou est une pathologie qui peut être assimilée à de l’arthrose, qui provoque de vives douleurs et dont l’évolution peut être autant silencieuse que rapide.

Nécrose du condyle interne

Définition de la nécrose du condyle interne du genou

La nécrose du condyle interne du genou, également appelée ostéonécrose du condyle fémoral interne, est une maladie articulaire qui peut se révéler très handicapante au quotidien et très douloureuse.

En effet, le patient est souvent limité dans ses mouvements du quotidien et souffre de douleurs intenses. Littéralement parlant, la nécrose osseuse, nommée également l’ostéonécrose, est la mort d’une portion de l’os en raison d’un apport sanguin insuffisant voire totalement défaillant.

Le condyle interne est une masse osseuse qui se situe à l’extrémité inférieure de l’os du fémur et s’articule avec la rotule pour faire fonctionner l’articulation du genou. La nécrose du condyle fémoral interne résulte la plupart du temps d’une mauvaise vascularisation du condyle interne du fémur. De ce fait, l’os se détruit car il manque de vascularisation.

On distingue par ailleurs deux types d’ostéonécroses, à savoir l’ostéonécrose non traumatique, et l’ostéonécrose traumatique, qui résulte d’une lésion.

En effet, une fracture peut endommager les vaisseaux sanguins qui irriguent l’os de la cuisse, et à la longue, entraîne la mort de l’os. C’est là que l’on parle de la nécrose du condyle interne du genou. Elle correspond ainsi à une défaillance de la circulation sanguine au niveau de l’os et à une destruction de la zone osseuse.

Causes et facteurs de risques de la nécrose du condyle interne du genou

La nécrose du condyle interne du genou peut survenir à cause de différents facteurs, mais parfois, la cause reste non identifiée. En effet, il a été rapporté que dans environ 20 % des cas, la nécrose provient de cause inconnue.

Cependant, elle survient généralement chez des patients qui sont âgés d’au moins 50 ans et la plupart du temps, ces patients sont des femmes. Par ailleurs, on parle dans le cas de la nécrose du condyle interne du genou d’un infarctus focal, dans le sens où il peut s’agir d’une atteinte d’un territoire vasculaire dû à une thrombose, c’est-à-dire à cause d’un caillot de sang qui bouche les vaisseaux, mais elle peut également apparaître à la suite d’une luxation.

Toutefois, l’ostéonécrose survient tout aussi fréquemment sans lésion directe ou sans traumatisme.

En ce qui concerne les causes d’apparition de la pathologie, il est à noter qu’elle peut provenir d’une fracture due à une insuffisance osseuse. Elle peut donc provenir d’une fracture qui serait assimilée à une conséquence de l’ostéoporose.

Le phénomène de l’ostéonécrose peut démarrer à la suite d’un traitement par des corticoïdes à forte dose, mais également être lié à une pancréatite. Les facteurs de risques résultant de maladies ne sont donc pas à éloigner. Il est possible de conclure que cette pathologie vasculaire de l’os peut être à la fois due à des facteurs étiologiques comme elle peut aussi être idiopathique.

Nécrose du condyle interne du genou : symptômes

Il est important de savoir que la nécrose du condyle interne du genou peut être asymptomatique durant des mois à la suite d’une lésion, et se développer en silence, pour finalement apparaître brusquement d’une semaine sur l’autre. Cela peut varier d’un patient à un autre.

Un patient qui souffre d’une nécrose du condyle interne du genou se plaint généralement d’une douleur qui apparaît progressivement dans l’articulation. Il est important de noter que cette douleur peut être dans bien des cas responsables d’une perte de mobilité importante. La douleur n’est cependant pas le seul symptôme apparaissant dans cette pathologie.

En effet, un épanchement peut survenir, c’est-à-dire la présence de liquide dans l’articulation, mais également une tuméfaction, d’où la présence d’un gonflement de l’articulation. Du fait que la nécrose soit une diminution de la qualité osseuse en raison de sa destruction, la douleur augmente lorsque le patient est en mouvement ou porte des charges lourdes.

De la même manière, tout mouvement du quotidien devient compliqué chez un patient souffrant de cette pathologie, comme par exemple se mettre debout, marcher, monter et descendre un escalier ou se déplacer sur un terrain pentu. Lorsque le patient est au repos, la douleur semble s’atténuer. L’ostéonécrose dite « spontanée » se déclenche spontanément et la douleur apparaît de la même façon.

Ce type d’ostéonécrose survient sans traumatisme déclencheur et engendre généralement une boiterie accompagnée de fortes douleurs.

Quel diagnostic ?

Examen clinique

Pour poser le diagnostic d’une ostéonécrose, le médecin questionne dans un premier temps son patient pour identifier les douleurs, les localiser et comprendre la gêne occasionnée dans le quotidien du patient. Bien entendu, il est nécessaire que le médecin procède à une palpation pour comprendre et identifier les douleurs du patient.

Examen(s) d’imagerie

Cependant, étant donné que l’ostéonécrose est dans certains cas indolore, surtout lorsqu’elle est à un stade peu avancé, les examens complémentaires tels que les examens d’imagerie, seront nécessaires. C’est surtout chez des patients dont les douleurs sont inexpliquées et persistantes au niveau du genou que le médecin prescrira des examens complémentaires, à savoir des examens d’imagerie médicale. Là encore, si la maladie est à un stade précoce, la radiographie peut ne pas en montrer tous les détails. En cas de doute, le patient se verra prescrire une IRM, qui est l’examen le plus adapté pour détecter une nécrose du condyle interne du genou. Par ailleurs, une IRM sera plus efficace pour déceler la nécrose du condyle interne du genou à un stade précoce. Ces examens permettent par ailleurs de voir si l’os est effondré ou si l’articulation présente une infection, mais plus généralement, ces examens d’imagerie permettent d’obtenir plus d’informations concernant la progression de la maladie et son degré actuel de sévérité.

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