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Chirurgie de l’épaule à Paris: Résection acromio claviculaire - Dr Paillard

Résection acromio claviculaire

L’arthropathie acromio-claviculaire est une pathologie de l’épaule fréquente et douloureuse. Dans cet article, découvrez en quoi consiste cette pathologie, pourquoi la traiter, quels sont les risques de complications, ainsi que les attentes post-opératoires.

Résection acromio claviculaire

Définition de l’arthropathie acromio-claviculaire

L’arthropathie acromio-claviculaire est une pathologie fréquente liée à l’usure de l’articulation de l’épaule. Cette articulation, indispensable au mouvement de l’épaule, est située entre 2 os : l’acromion et la clavicule. Lorsque ces 2 os se touchent, le patient ressent des douleurs généralement handicapantes. L’usure de cette articulation est le plus souvent naturelle et liée au vieillissement. Cependant, elle peut également être due à un traumatisme comme une fracture de la clavicule ou à la pratique répétée d’un même geste. Si la pathologie est détectée rapidement, un simple traitement médical peut suffire à prévenir l’avancement de la maladie. En revanche, dans le cas où l’arthropathie acromio-claviculaire est trop avancée, la chirurgie est le seul recours pour le patient.

Pourquoi opérer l’arthropathie acromio-claviculaire ?

L’arthropathie acromio-claviculaire est une pathologie le plus souvent douloureuse et handicapante pour les personnes qui en sont atteintes. En effet, les frottements entre la clavicule et l’acromion sont à l’origine des douleurs et peuvent empêcher la réalisation de certains gestes simples du quotidien. Le lavage du bras opposé ainsi que des gestes basiques comme attraper un objet dans sa poche arrière deviennent extrêmement douloureux. De plus, la pratique de certains sports nécessitant l’usage des bras accentue d’autant plus les douleurs.

En premier recours, le médecin est en mesure de prescrire des traitements médicaux pour enrailler la maladie. Ce type de traitement consiste principalement en l’arrêt total de la pratique sportive ainsi qu’en la prise d’antalgiques. Dans le cas où des douleurs subsistent à la suite de ce traitement, le patient se voit prescrire une infiltration de corticoïdes sous radiographie directement dans l’articulation.

En revanche, lorsque l’arthropathie acromio-claviculaire est à un stade trop avancé et que les différents traitements médicaux n’ont pas fonctionné, l’opération chirurgicale s’avère être indispensable. La chirurgie étant ainsi le derniers recours pour permettre au patient de retrouver une épaule fonctionnelle et non douloureuse.

Définition de la résection acromio-claviculaire

Avant tout acte chirurgical, un examen radiographique de l’épaule du patient est mis en place. L’objectif de cet examen est de confirmer le diagnostic du médecin et de définir précisément les zones touchées par l’arthropathie.

Ainsi, de manière générale, la résection acromio-claviculaire consiste en l’extraction ou le rabotage des zones endommagées de la clavicule et de l’acromion afin qu’elles ne soient plus en contact entre elles. Ce genre d’opération chirurgicale est également appelée décompression acromio-claviculaire. L’arthropathie acromio-claviculaire est réalisée soit sous anesthésie générale, soit sous anesthésie loco régionale. Après incision de la peau, le chirurgien agit à l’aide d’un arthroscope pour identifier clairement les zones usées, qu’il retire ensuite précisément. La résection acromio-claviculaire doit être complète et s’étend sur environ 5 à 10mm en fonction de l’avancement de la pathologie. Les tissus sont ensuite refermés afin de pouvoir cicatriser correctement. Grâce à cette opération, la clavicule et l’acromion ne sont plus en contact, ce qui conduit à la disparition progressive des douleurs.

La rééducation post-opératoire et la reprise des activités

Suite à une résection acromio-claviculaire, il est fréquent de ressentir des douleurs postopératoires importantes. L’épaule et le bras sont complètement immobilisés à l’aide d’une attelle afin de permettre une bonne cicatrisation et d’éviter un faux mouvement. Cette immobilisation forcée engendre inévitablement une perte temporaire d’autonomie. La cryothérapie est généralement mise en place directement après l’opération. La rééducation, quant à elle, est ensuite programmée progressivement par les équipes médicales et peut se dérouler soit en hospitalisation de jour, soit en hospitalisation pendant plusieurs nuits. Elle consiste en divers exercices visant à retrouver la mobilité, ainsi qu’en du renforcement musculaire. La rééducation est associée à de l’auto-rééducation afin d’accélérer le processus de récupération de l’autonomie. Les délais peuvent être variables en fonction des patients et sont déterminés par les équipes médicales.

Durant les premiers mois, il est fortement recommandé au patient d’éviter le port de charges lourdes ainsi que les gestes répétitifs afin de ne pas compromettre sa guérison complète. La reprise progressive des activités aussi bien professionnelles que sportives se fait en général à partir du 2ème ou du 3ème mois après l’opération en fonction de la récupération du patient.

Risques et complications de la résection acromio-claviculaire

La résection acromio-claviculaire ne comporte quasiment pas de complication postopératoire directe. Cependant, comme toute opération chirurgicale, la résection acromio-claviculaire comporte des risques plus ou moins importants :

  • Le principal risque postopératoire est la formation d’hématomes. Ceux-ci ne nécessitent que très rarement une ponction ou un drainage chirurgical si leur taille est trop importante.
  • Une mauvaise cicatrisation cutanée peut toucher certains patients. La consommation de tabac est d’ailleurs un facteur aggravant avéré. Un traitement par antibiotiques peut être prescrit au patient si une infection plus ou moins profonde se développe. Dans les cas les plus graves, une seconde chirurgie peut être mise en place.
  • Des réactions inflammatoires et douloureuses comme l’algodystrophie, ou des rétractations de la capsule de l’articulation comme la capsulite rétractile peuvent également apparaître dans certains cas.
  • Le risque le plus grave est celui associé à une résection acromio-claviculaire trop importante (supérieure à 10mm en général). En effet, le rabotage extrême des différents ligaments de l’articulation peut engendrer une instabilité acromio-claviculaire secondaire.

D’autres complications peuvent également apparaître en fonction du déroulement de l’opération, de l’importance de la pathologie, ou encore de l’état du patient.

Résultats attendus de l’opération : la résection acromio-claviculaire

De manière générale, la résection acromio-claviculaire donne de très bons résultats et permet aux patients de retrouver la capacité à effectuer sans douleur des mouvements du quotidien. En effet, la totalité sinon la grande majorité des douleurs handicapantes ressenties avant l’opération disparaissent de manière progressive et sans récidive. Cependant, certains patients peuvent tout de même ressentir des douleurs notamment lors de changements climatiques ou à cause du vieillissement naturel douloureux. Enfin, si la pathologie était due à des microtraumatismes répétés comme la pratique sportive, il est primordial d’agir directement sur la cause pour ne pas compromettre les résultats.

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