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Lésion partielle du ligament croisé antérieur : est-on obligé de se faire opérer ?

ligaments-genouLa lésion partielle du LCA ou ligament croisé antérieur est généralement provoquée par une blessure sportive peu violente. Elle provoque l’étirement des fibres du ligament latéral interne, mais sans les rompre totalement. Elle entraîne alors une légère laxité en flexion qui disparaît souvent en extension.

La lésion partielle du ligament croisé antérieur ou LCA

On parle d’une lésion partielle du ligament croisé antérieur ou LCA quand une personne a eu un traumatisme en torsion du genou dont le testing clinique révèle un Lachman avec arrêt dur et un ressaut faible ou absent. C’est une lésion ligamentaire de niveau 2, c’est-à-dire une distension sans interruption dans la continuité des fibres. Cela peut correspondre à un simple saignement IRM au point d’insertion fémoral du ligament ou à un aspect de ligament distendu, mais continu en IRM ou en arthroscopie. Le pourcentage de fibres rompues peut aussi être le critère retenu avec des lésions partielles qui touchent 25 à 75 % des fibres ou une subdivision en haut grade (> 50 %) ou en bas grade (<50 %). Si les lésions concernant l’insertion fémorale, il est possible de considérer les ruptures interstitielles comme des ruptures partielles. Le diagnostic d’une lésion partielle LCA est fondé sur une sensation d’instabilité, une laxité asymétrique au test de Lachman faible, et généralement avec un arrêt dur, une absence de pivot shift ou ressaut rotatoire, une laxité différentielle à l’examen TELOS ou GNRB faible et un aspect du LCA à l’IRM CUBE 3D.

Symptômes d’une lésion partielle LCA

Lors du traumatisme, la personne peut ressentir un craquement au genou. Viennent ensuite douleur et/ou gonflement entrainant des mouvements limités avec une difficulté à étendre le genou. Le fait de marcher est aussi douloureux, et le patient remarque une instabilité du genou. Pour détecter une lésion partielle LCA, il n’y a rien de mieux que l’examen clinique. L’arthroscopie permet d’évaluer cliniquement les ruptures partielles tout en permettant de déterminer l’extension de la lésion. L’IRM Cube permet aussi de détecter l’existence d’une lésion partielle, mais elle ne permet pas de poser fermement un diagnostic.

Les traitements à envisager

Le traitement des lésions partielles LCA est gradué tout en considérant les symptômes du patient, les données de l’examen physique, la quantité de ligaments résiduels, la pratique sportive, le niveau sportif, les exigences du travail…

En cas de lésion partielle LCA, il n’est pas nécessaire de faire une intervention chirurgicale. Il est possible de retrouver après quelques semaines un genou normal. Un traitement médical et fonctionnel doit être réalisé afin de retrouver toute mobilité. Le patient doit prendre des anti-inflammatoires et porter une genouillère ligamentaire pendant 3 à 6 semaines. Dans la majorité des cas, ces traitements marchent très bien. Néanmoins, des épisodes d’instabilité peuvent être constatés pendant la marche ou lors de la reprise du sport. Le traitement médical et fonctionnel est plus adapté pour les personnes qui ne font pas beaucoup de sport, car il y a moins de risque d’arriver à un genou fonctionnellement instable.

En revanche, pour les sportifs, il est conseillé d’avoir recours à une intervention chirurgicale, notamment dans les cas de sport avec pivot (ski, tennis, badminton, motocross, etc..)

Une fois l’intervention terminée, un traitement post opératoire conservateur doit être mis en place : attelle, rééducation et renforcement musculaire. La période de cicatrisation est d’environ 3 mois. Après la cicatrisation complète du LCA, il est possible de reprendre une activité sportive complète. Toutefois, certains patients traités fonctionnellement peuvent constater une réduction des pratiques sportives en se tournant vers des sports moins contraignants pour le genou. La stabilité et la fonction sont acceptables s’il y a une limitation des activités en rotation.