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Mon enfant a des déséquilibres quand il marche : que faire ?

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Mon enfant a des déséquilibres quand il marche : que faire ? | Dr Paillard | Paris

En résumé

En tant que chirurgien orthopédique, mon équipe et moi-même guidons les parents pour comprendre et traiter les déséquilibres de la marche chez l’enfant. Bien que ces troubles locomoteurs soient fréquemment transitoires et liés à la maturation normale du squelette, un dépistage précoce est essentiel. Découvrez dans ce guide complet les étapes de l’acquisition motrice, les facteurs influençant l’équilibre et les solutions simples, comme le bilan postural ou les semelles orthopédiques, pour sécuriser la croissance de votre enfant.

L’acquisition de la marche chez l’enfant constitue toujours une étape de vie primordiale, aussi bien pour ce dernier que pour ses parents ! Ceux-ci sont dans l’attente de cet évènement si symbolique, si bien que tout retard ou tout déséquilibre à la marche peut vite devenir une source d’inquiétude.

Pour autant, il existe de grandes variations d’un bébé à l’autre et certains troubles locomoteurs peuvent être temporaires et sans gravité.

Découvrez pourquoi certains enfants ont des déséquilibres en marchant, et comment il est parfois très simple de les corriger !

Comment se déroule l’acquisition de la marche chez l’enfant : les étapes ?

Apprendre à marcher est une somme d’acquisition d’apprentissages, où le bébé doit progressivement intégrer de nombreuses informations motrices et sensorielles.

C’est pourquoi cette évolution, signe de maturation neurologique, ne se fait pas toujours de manière linéaire et de façon identique d’un enfant à l’autre.

L’enfant évolue ainsi au rythme de cette maturation, par étapes, en commençant d’abord par s’accrocher aux meubles pour se mettre debout, avant de marcher en gardant son tronc appuyé contre un support ou en utilisant ses mains pour tenir son équilibre.

Rien ne sert de le forcer, il faut au contraire le laisser faire à son rythme, en favorisant cette évolution. Le laisser marcher pieds nus à la maison permet ainsi de travailler son assise podale et de mieux recueillir les informations proprioceptives nécessaires à trouver son équilibre.

Lorsque l’enfant parvient à se tenir debout sans appui, en moyenne aux alentours de 12/14 mois, il est prêt à marcher seul et les parents peuvent alors l’encourager à venir vers eux : c’est le moyen de respecter cette double maturation physique et mentale, indispensable à l’apprentissage de la marche.

Pourquoi mon enfant perd-il l'équilibre quand il marche ?

De nombreux sens physiologiques interviennent donc pour qu’un bébé apprenne à marcher normalement : sensations visuelles, sensations plantaires, sensations proprioceptives de tout le corps, sensations labyrinthiques de l’oreille interne pour trouver l’équilibre, coordination motrice de l’appareil locomoteur ostéo-articulaire…

Si toutes ces évolutions ne sont pas synchrones, l’enfant peut présenter des troubles d’équilibre à la marche, le plus souvent temporaires.

Cette maturation, en moyenne vers 12/14 mois, peut en réalité s’échelonner entre 7/8 et 20/22 mois, sans que ce délai soit anormal.

C'est pourquoi il ne faut pas s'alarmer si un enfant chute de temps en temps en marchant ou en courant : si le problème persiste, un médecin ou un pédiatre devront alors déterminer la cause et voir si elle est normale ou pas.

Ils détermineront les mécanismes responsables : psychiques (dyspraxie avec manque de confiance), neurologiques (retard de développement), locomoteurs (anomalies osseuses, articulaires ou locomotrices, posturaux (développement du squelette)…

Quand et qui consulter pour supprimer les déséquilibres de la marche ?

Le pédiatre est le premier interlocuteur des parents pour objectiver l’existence ou pas d’un trouble de l’équilibre à la marche, et orienter si besoin vers le spécialiste compétent (chirurgien orthopédique, podologue, psychomotricien, neurologue…).

Son premier réflexe est de vérifier l’existence ou pas d’un petit problème orthopédique, fréquent chez les enfants avec des pieds plats, des pieds écartés ou au contraire des pieds rentrés vers l’avant.

Il ne faut pas s’en inquiéter, car ces anomalies sont très fréquentes et considérées comme normales dans le développement osseux du membre inférieur : de la naissance à deux ans, les jambes sont souvent arquées avec des genoux écartés (genu varum) et des chevilles qui tournent vers l’intérieur (metatarsus varus) ;

Inversement, de deux à huit ans, il est fréquent d’avoir un genou valgum avec des genoux qui se touchent et un valgus médio-tarsien. Cette « anomalie » du membre peut faire qu’il se dérobe à la marche, et favoriser les troubles de l’équilibre.

Un bilan postural fait en podologie permet alors de déceler facilement le problème, pour le corriger rapidement par des méthodes simples, comme le port temporaire de semelles orthopédiques adaptées.

Dans ce cas, l’enfant va progressivement retrouver son équilibre en marchant, lui redonnant le sourire… ainsi qu’à ses parents.

Au-delà du déséquilibre à la marche, ce bilan de podologie permet aussi de prévenir d’autres complications sur le squelette ou la colonne vertébrale, en favorisant une croissance plus harmonieuse et plus équilibrée.

FAQ

L’acquisition de la marche autonome se fait en moyenne aux alentours de 12 à 14 mois. Toutefois, mon équipe rappelle que cette maturation neurologique et physique n’est pas linéaire et varie grandement d’un bébé à l’autre : elle peut s’échelonner tout à fait normalement entre 7/8 mois et 20/22 mois.

L’apprentissage se fait par étapes successives au rythme du développement de l’enfant. Le bébé commence d’abord par s’accrocher aux meubles pour se redresser et tenir debout, puis il effectue ses premiers pas en gardant son tronc appuyé contre un support ou en utilisant ses mains pour stabiliser son équilibre.

Laisser votre enfant marcher pieds nus est un excellent moyen de favoriser son évolution motrice. Cela permet de faire travailler efficacement son assise podale et aide son système nerveux à mieux recueillir les informations sensorielles et proprioceptives directes du sol, indispensables pour trouver son équilibre.

La marche normale requiert la synchronisation de nombreux sens physiologiques : les sensations visuelles, les sensations plantaires, la proprioception globale du corps, ainsi que les sensations labyrinthiques de l’oreille interne qui gèrent l’équilibre. La coordination motrice de tout l’appareil ostéo-articulaire est également requise.

Si le développement de tous les sens physiologiques et de l’appareil locomoteur n’est pas parfaitement synchrone, des troubles d’équilibre apparaissent. Il ne faut pas s’alarmer si un jeune enfant chute de temps en temps en marchant ou en courant ; ces ajustements sont le plus souvent temporaires au cours de sa croissance.

Si les chutes ou les pertes d’équilibre persistent anormalement dans le temps, un examen médical s’impose. Le médecin cherchera à identifier le mécanisme sous-jacent : psychique (dyspraxie, manque de confiance), neurologique (retard de développement), locomoteur (anomalies osseuses ou articulaires) ou postural.

Le pédiatre est le tout premier interlocuteur des parents. Son rôle est d’objectiver cliniquement la présence ou non d’un véritable trouble de l’équilibre. Si nécessaire, il saura vous orienter vers le spécialiste compétent : podologue, chirurgien orthopédique infantile, psychomotricien ou neurologue.

Non, il ne faut pas s’en inquiéter de prime abord. Le premier réflexe du médecin est de rechercher ces petits problèmes orthopédiques qui s’avèrent extrêmement fréquents et tout à fait normaux dans le développement osseux et postural initial des membres inférieurs de l’enfant.

De la naissance jusqu’à l’âge de deux ans, les jambes des tout-petits adoptent fréquemment une forme arquée. On observe ainsi des genoux écartés (phénomène appelé genu varum) associés à des chevilles et des pieds qui tournent spontanément vers l’intérieur (metatarsus varus).

À l’inverse de la petite enfance, il est très fréquent et normal d’observer entre deux et huit ans un alignement inversé, caractérisé par un genou valgum (les genoux qui se touchent) et un valgus médio-tarsien. Cette modification morphologique peut parfois faire dérober le membre à la marche et favoriser des pertes d’équilibre.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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