Menu

Menu

Quelles sont les pathologies du genou ?

Résumer cet article avec :

Quelles sont les pathologies du genou ?

Considéré comme l’une des articulations les plus complexes du corps humain, le genou est à l’origine de nombreuses pathologies, congénitales ou acquises. Nul besoin d’être un joueur de foot ou un skieur professionnel pour subir au moins une fois dans sa vie d’une pathologie du genou. Si on peut envisager sans problème un traitement antalgique transitoire pour calmer une petite douleur, il faut toutefois une prise en charge plus spécifique pour bien traiter sa cause. En effet, une pathologie du genou mal soignée peut avoir ensuite des répercussions sur l’ensemble du squelette, et générer d’autres problèmes osseux ou articulaires.

Résumer cet article avec :
Découvrez les différentes pathologies du genou | Dr Paillard

En résumé

En tant que chirurgien orthopédique, mon équipe et moi prenons en charge l’ensemble des pathologies du genou afin d’éliminer la douleur et restaurer l’équilibre de votre squelette. Cet article met en lumière la complexité de cette articulation et détaille les différences entre les malformations de naissance et les affections acquises au cours de la vie. Découvrez les approches thérapeutiques médicales et les solutions chirurgicales sur mesure que nous mettons en œuvre pour vous assurer une récupération fonctionnelle optimale.

Qu’est-ce qu’une “pathologie du genou” ?

On désigne sous le terme de pathologie du genou toutes les affections du genou nécessitant un traitement, que celui-ci soit médical ou chirurgical.

Il existe en réalité deux grands types de pathologies du genou.

  • Les pathologies constitutives sont liées le plus souvent à des malformations de naissance, s’aggravant à l’âge adulte. Ces anomalies anatomiques du genou entrainent un mauvais fonctionnement, à l’origine de pathologies secondaires comme l’arthrose ou l’instabilité.
  • Les pathologies acquises apparaissent plus tard, et peuvent avoir une cause traumatique au sens large (fracture du genou, entorse, rupture du ligament croisé…) ou pas (arthrite, arthrose...)

Cette distinction n’est d’ailleurs pas toujours aussi simple, car de nombreuses pathologies médicales du genou, comme l’arthrose, trouvent leur cause originelle principale dans des micro-traumatismes répétés.

Le genou restant l’une des articulations les plus complexes avec des structures annexes comme la rotule ou les ménisques, ses pathologies sont fréquentes.

Cet état est renforcé par le fait que cette articulation est soumise à de nombreuses contraintes, notamment car elle offre à l’homme sa position bipède.

Une douleur genou entraîne le plus souvent des troubles fonctionnels avec parfois une boiterie, pouvant avoir des répercussions sur l’ensemble du squelette, en modifiant l’équilibre statique et dynamique.

Quelles sont les différentes pathologies du genou ?

Sans faire une liste exhaustive qui nécessiterait un cours magistral, il faut bien distinguer les pathologies du genou acquises des malformations.

Ces dernières peuvent être en effet repérées trop, permettant un traitement avant l'apparition des signes cliniques fonctionnels (douleur genou, boiterie…).

Malformations du genou

Ces lésions congénitales ou acquises se classent principalement en fonction de la forme du genou, et de ses mouvements dans les différents plans.

  • Le genou valgum ou genou cagneux est une déformation de l’articulation qui se tourne vers l’intérieur, avec une forme des membres inférieurs et de genou en X.
  • Le genou varum se caractérise à l’opposé par des genoux tournés vers l’extérieur, empêchant le sujet au repos d’avoir les genoux qui se touchent.

Ces deux anomalies aboutissent fréquemment à un syndrome fémoro-rotulien, avec pronation du pied.

  • Le genou recurvatum se définit par un genou qui s’ouvre trop en extension, le plus souvent par laxité ligamentaire, tandis qu’à l’opposé le genou flexum est une impossibilité à bien étendre le genou, qui reste principalement en flexion.

Pathologies du genou acquises

Elles sont très nombreuses, avec essentiellement :

  • les pathologies inflammatoires du genou et de ses annexes : arthrite, synovite, tendinite… Leur traitement est souvent médical, au moins au stade aigu.
  • Les pathologies dégénératives comme l’arthrose du genou appelée encore gonarthrose.
  • Les pathologies mécaniques comme les ruptures ligamentaires ou du tendon, les fractures des ménisques, l’instabilité du genou et de la rotule , le syndrome fémoro-rotulien…
  • Si les pathologies ligamentaires ou les entorses sont les plus connues car très fréquentes, elles sont donc loin d’être les seules, expliquant que la prise en charge d’une douleur genou nécessite un diagnostic précis pour le traitement.

L’imagerie médicale est alors indispensable.

Quels sont les différents traitements pour lutter contre les pathologies du genou ?

Selon les cas, le traitement sera médical ou chirurgical.

  • Le traitement médical repose principalement sur les anti-inflammatoires et des immobilisations passagères, pour les formes les moins graves. Si la prise en charge de la douleur avec des antalgiques est nécessaire, elle doit toutefois veiller à ne pas supprimer toute forme de douleur : car c’est aussi un moyen d’éviter tout excès mécanique sur une articulation atteinte.

Pour l’arthrose, le spécialiste du genou peut proposer en plus avec plus ou moins d’efficacité des chondroprotecteurs, ou des injections locales d’acide hyaluronique pour lubrifier l’articulation.

  • Le traitement chirurgical s’impose assez souvent :
    • Pour traiter une pathologie du genou après échec d’un traitement médical, notamment sur des douleurs invalidantes ;
    • Pour corriger une malformation congénitale ;
    • Pour traiter une pathologie traumatique aiguë de type fracture, rupture du ligament croisé antérieur, arrachement méniscal…

Selon les cas, le chirurgien spécialiste du genou va intervenir sur les tissus durs (fémur, rotule, plateau tibial, ménisques…) ou les tissus mous (ligamentoplastie des ligaments croisés, capsule articulaire…)…

La grande complexité de l’articulation du genou impose de choisir un chirurgien orthopédique spécialiste du genou, pour permettre une récupération fonctionnelle optimale et la disparition de cette douleur genou souvent handicapante.

FAQ

Ce terme désigne l’ensemble des affections de cette articulation complexe qui nécessitent une prise en charge médicale ou chirurgicale spécifique. Nous séparons généralement ces troubles en deux grandes catégories distinctes : d’un côté les pathologies constitutives ou de naissance, et de l’autre les pathologies acquises au cours de la vie.

Le genou assure une double fonction essentielle à la posture et au mouvement, fortement sollicitée par notre position bipède. Lorsqu’une gonalgie s’installe, elle engendre des troubles fonctionnels ainsi qu’une boiterie qui modifient directement l’équilibre statique et dynamique de votre corps, ce qui crée des répercussions en chaîne sur l’ensemble de votre squelette.

Les pathologies constitutives résultent de malformations congénitales présentes dès la naissance et qui ont tendance à s’aggraver à l’âge adulte. À l’inverse, les pathologies acquises surviennent plus tardivement à la suite d’un facteur externe, qui peut être d’origine traumatique ou lié au vieillissement des tissus.

Ce sont deux malformations anatomiques qui modifient l’axe des membres inférieurs dans le plan frontal. Le genu valgum désigne des genoux qui se tournent vers l’intérieur pour former des jambes en « X », tandis que le genu varum caractérise des genoux arqués vers l’extérieur qui ne se touchent pas au repos.

Le genou recurvatum correspond à une articulation qui s’ouvre de manière excessive en extension, un phénomène le plus souvent lié à une laxité de vos ligaments. À l’opposé, le genou flexum se définit par une impossibilité physique à tendre complètement la jambe, maintenant ainsi le genou plié en permanence.

Nous traitons régulièrement trois grands types d’affections acquises au sein de notre cabinet. Il s’agit des pathologies inflammatoires (comme les tendinites ou l’arthrite), des pathologies dégénératives (notamment la gonarthrose ou arthrose du genou) et enfin des troubles mécaniques tels que les ruptures de ligaments ou les fractures de ménisques.

La frontière entre pathologie mécanique et médicale est parfois mince, car les micro-chocs cumulés au fil du temps agressent les structures internes. Ces sollicitations excessives et répétées sur une articulation déjà soumise à de fortes contraintes constituent la cause originelle principale du développement de l’arthrose.

Pour les formes les moins graves, mon équipe et moi préconisons un traitement médical basé sur la prise d’anti-inflammatoires et des immobilisations passagères. S’il s’agit d’une arthrose, nous pouvons y associer des chondroprotecteurs ou réaliser des injections locales d’acide hyaluronique pour lubrifier efficacement l’articulation.

Bien que le soulagement d’une gonalgie handicapante soit indispensable pour votre confort, la douleur conserve un rôle de signal d’alarme naturel. L’atténuer complètement comporte le risque de masquer la lésion, vous poussant ainsi à réaliser des excès mécaniques inconscients sur une articulation déjà fragilisée.

La chirurgie s’impose en cas d’échec d’un traitement médical bien mené, ou d’emblée face à des traumatismes aigus comme une fracture ou une rupture du ligament croisé antérieur. Selon la nature des dégâts, mon geste technique consistera à réparer les tissus durs (os, ménisques) ou à reconstruire les tissus mous (ligaments, capsule).

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

Laissez votre commentaire

Le champ n’est pas valide
Le champ n’est pas valide