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Opération du LCA : intérêt des injections de PRP sur le long terme

Lors d’une opération en vue de reconstruire le LCA (ligament croisé antérieur), les injections plaquettaires peuvent être une alternative de choix à une opération chirurgicale. Le cartilage articulaire a des propriétés limitées en matière de réparation par la faible activité des chondrocytes, les cellules fabriquant le cartilage, et l’absence de vascularisation. L’utilisation de PRP a donc pour objectif de régénérer le tissu cartilagineux inapte à une guérison physiologique. C’est un traitement innovant et naturel.

Les avantages des injections plaquettaires

Le PRP (plasma riche en plaquettes) est un concentré de plaquettes 5 fois supérieur au taux normal, et il est obtenu par centrifugation de sang autologue prélevé sur le patient. Il faut environ 60cc pour permettre d’enlever les autres composants du sang, dont les globules rouges et les globules blancs. Les injections de PRP a des actions cicatrisantes par ses facteurs de croissance. Au contact de la lésion ostéocartilagineuse du genou ou des lésions ligamentaires et tendineuses, ces plaquettes libèrent une douzaine de puissantes protéines contenues dans les granules alpha des plaquettes libérées pendant l’activation des plaquettes responsables de la cicatrisation tissulaire. Le PRP accélère aussi le processus de cicatrisation de l’arthrose du genou : des lésions du cartilage et méniscale, du ligament ou de tendons, seul ou avec les cellules souches à cause de la présence de facteurs de croissance stimulant la formation des vaisseaux, des cellules osseuses, cartilage…

Les injections de PRP et l’opération du LCA

Pour l’amélioration du taux de réussite de la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur, l’intérêt est croissant surtout en cas de défaillance du greffon. Le retour complet à l’activité physique ne peut se faire pas avant 6 à 12 mois en raison de la fixation biologique du greffon qui n’est pas assez forte pour subir une rééducation agressive qu’à partir de 12 semaines après l’opération chirurgicale. Mais l’utilisation d’injection de PRP qui accélère le processus d’intégration du greffon permet au patient de commencer un programme intensif de rééducation plus tôt et de reprendre le sport plus rapidement qu’avec le traitement chirurgical traditionnel. Les études ont démontré une augmentation du nombre de cellules et de la production de collagène.

Le déroulement des injections plaquettaires

L’injection de PRP se fait sous anesthésie locale ou une légère sédation, et l’opération demande une préparation aseptique de la zone d’injection. Pour une arthrose du genou ou de la hanche, l’injection de concentré plaquettaire autologue ou facteurs de croissance est intra-articulaire. Pour des lésions ostéoligamentaires ou tendineuses, l’injection se fait directement sur la zone lésée et parfois sous contrôle échographique en cas de lésion profonde. Une dizaine de minutes après l’intervention, le patient peut retourner chez lui. Une semaine après l’injection, il se peut qu’il ressente une douleur passagère. Le contrôle se passe 3 à 4 semaines pour savoir s’il faut faire une nouvelle injection. En général, 1 à 3 injections sont nécessaires, et cela, à un mois d’intervalle. Le PRP a un intérêt certain pour les patients souffrant d’arthrose et les sportifs victimes de lésions chroniques ne guérissant pas ou de lésions aigües des tendons, des muscles, cartilage ou des ligaments.

Docteur Philippe Paillard

À propos de l'auteur :

Spécialiste en chirurgie orthopédique et chirurgie du sport, le Docteur Philippe Paillard intervient sur les pathologies et traumatismes de la hanche, du genou, de l’épaule, du coude et de la cheville.

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