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J’ai une douleur à l’épaule à la suite d’un choc : est-ce une fracture ?

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J’ai une douleur à l’épaule à la suite d’un choc : est-ce une fracture ?

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J’ai une douleur à l'épaule à la suite d’un choc : est-ce une fracture ? | Dr Paillard | Paris

En résumé

À la suite d’un choc ou d’une chute, une douleur aiguë à l’épaule peut indiquer une fracture de l’humérus ou de l’omoplate. Dans cet article, nous vous expliquons comment reconnaître les symptômes cliniques et adopter les bons gestes d’urgence. Vous découvrirez également nos solutions de traitement orthopédique et chirurgical pour favoriser une récupération fonctionnelle optimale.

L’épaule est une articulation complexe, comportant principalement trois os : l’omoplate, l’humérus et une partie de la clavicule. Sa fracture peut résulter aussi bien d’un choc direct, violent, que d’un choc indirect. Si les symptômes sont souvent évocateurs sur un traumatisme aigu, ce n’est pourtant pas systématique.

La rééducation de cette zone étant souvent complexe, il est pourtant important de savoir reconnaître une fracture de l’épaule précocement, afin de mettre en place le traitement orthopédique adéquat : il s’agit alors fréquemment d’une chirurgie de l’épaule.

Quels sont les symptômes d’une fracture de l’épaule ?

Les fractures de l’épaule touchent plus particulièrement deux os, l’omoplate (os plat) ou l’humérus du bras (os long), les deux se rejoignant au niveau de l’articulation gleno-humérale.

Ces os sont solides, si bien que les fractures se voient principalement dans deux cas :

  • Soit un choc violent, le plus souvent avec une forte énergie cinétique comme une chute sportive ou un accident de voiture ;
  • Soit un choc moins violent, direct ou pas, type chute domestique, sur un os préalablement fragilisé.

C’est pourquoi les luxations traumatiques de l’épaule sont plus fréquentes avant 40 ans, alors que les fractures de l’épaule sont plus nombreuses proportionnellement après 70 ans.

Les signes cliniques d’une fracture de l’épaule dépendent en grande partie du degré d’atteinte osseuse, l’imagerie médicale (radiographie ou scanner) devant toujours confirmer le diagnostic.

Sur un traumatisme aigu avec fracture complète, la douleur est toujours intense avec l’impossibilité de bouger l’épaule : cela peut même rendre difficile l’examen clinique et radiologique, d’autant que les contraintes mécaniques de la fracture peuvent aussi s’opposer à la réalisation de bons clichés.

La mobilisation fait entendre des bruits de craquements, tandis que des signes locaux se développent avec un œdème, un hématome et des rougeurs.

Toute douleur aiguë de l’épaule post-traumatique, ou toute douleur chronique persistante après un choc, doivent faire suspecter une possible fracture de l’épaule.

Le praticien va alors réaliser un examen clinique minutieux et compléter par l’imagerie médicale pour distinguer cette fracture d’une luxation de l’épaule, d’un problème tendineux (altération de la coiffe antérieure, SLAP) ou encore d’une pathologie musculaire.

Que faire en cas de fracture de l'épaule ?

Si la fracture de l’épaule est liée à un choc violent aigu, la priorité est de s’assurer des fonctions vitales, notamment en cas de polytraumatisme.

Face à un traumatisme de l’épaule, il faut ensuite immobiliser le membre (et donc le coude) et si possible, calmer la douleur avec une compresse de froid ou de glace.

Il est conseillé de retirer bagues, bijoux ou montres en attendant les secours.
Il ne faut exercer aucune contrainte sur l’articulation, et y penser notamment en cas de mise en PLS nécessaire.

Une première évaluation du traumatisme doit s’attacher à rechercher les éventuelles complications locales : plaie (risque de fracture ouverte), hémorragie (recherche du pouls local…), lésion neurologique (perte d’autonomie, perte de sensibilité), fractures complémentaires (clavicule, coude, côtes…)…

Lésions vasculaires et nerveuses peuvent constituer de véritables urgences, d’où la nécessité de toujours effectuer un examen complet.

Un bilan lésionnel et radiologique professionnel doit être effectué le plus précocement possible, le transport s’effectuant en position allongée, avec le bras en position le plus antalgique possible.

Comment soigner une fracture de l’épaule ?

Le diagnostic radiologique va permettre d’objectiver la fracture de l’épaule, et d’en apprécier la gravité (nombre de traits fracturaires, position, déplacement…).

La prise en charge thérapeutique va donc être à chaque fois individualisée, en tenant compte de la fracture proprement dite, mais aussi du terrain du patient (âge, état osseux et musculaire…).

Si le trait fracturaire est superficiel et sans déplacement, type fracture du col isolée, la chirurgie orthopédique n’est pas systématique. La fracture de l’épaule peut être soignée par une immobilisation simple de l’épaule et du coude, en moyenne sur 4 à 6 semaines. Elle est suivie le plus souvent d’une rééducation fonctionnelle pour lutter contre l’amyotrophie et la fibrose.

Si la fracture de l’épaule est complexe, avec déplacement ou de multiples traits fracturaires, le recours à la chirurgie orthopédique reste alors la solution de choix. Elle repose le plus souvent sur une ostéosynthèse humérale (plaques, broches, vis…) où le chirurgien orthopédique va rapprocher les éléments osseux cassés sur l’extrémité proximale de l’humérus, éventuellement l’omoplate, et les fixer.

C’est pourquoi l’analyse clinique et le point de vue du chirurgien orthopédique sont toujours essentiels pour bien prendre en charge une fracture de l’épaule. Son expérience et ses connaissances permettent de choisir le traitement optimal pour avoir une récupération fonctionnelle la plus rapide et la plus complète possible de cette articulation essentielle au quotidien.

FAQ

Une fracture provoque généralement une douleur très intense, un œdème rapide, des hématomes et parfois des bruits de craquement lors des tentatives de mouvement. La luxation correspond plutôt à une déboîtement de l’articulation, bien qu’elle soit plus fréquente chez les patients jeunes de moins de 40 ans. Seul un bilan radiologique professionnel réalisé par notre équipe permet de confirmer le diagnostic avec certitude.

Le premier réflexe consiste à immobiliser immédiatement le membre touché, coude compris, sans exercer de pression sur l’articulation. Nous vous recommandons d’appliquer une compresse de froid pour soulager la douleur et de retirer rapidement vos bijoux ou montres en cas de gonflement. En cas de choc violent, il faut contacter d’urgence les secours et transporter le patient en position allongée.

Non, la chirurgie n’est pas systématique. Si la fracture est superficielle, sans déplacement, comme dans le cas d’une fracture isolée du col, une immobilisation simple de 4 à 6 semaines suffit généralement. En revanche, nous privilégions la chirurgie orthopédique lorsque la fracture est complexe, déplacée ou comporte de multiples fragments.

Lors de l’évaluation initiale, nous recherchons activement d’éventuelles lésions vasculaires ou nerveuses, qui constituent des urgences médicales. Il convient également de surveiller la présence d’une plaie cutanée (risque de fracture ouverte) ou de fractures associées au niveau de la clavicule, des côtes ou du coude.

Avant 40 ans, les chocs violents provoquent plus souvent des luxations, tandis qu’après 70 ans, l’os tend à se fragiliser. Chez les séniors, une simple chute domestique ou un choc à faible énergie cinétique peut suffire à provoquer une fracture de l’humérus ou de l’omoplate.

Pour consolider l’articulation, notre intervention repose le plus souvent sur une ostéosynthèse humérale. Le chirurgien va repositionner minutieusement les éléments osseux cassés de l’humérus ou de l’omoplate, puis les fixer solidement à l’aide de plaques, de vis ou de broches.

En cas de traitement orthopédique non chirurgical pour une fracture sans déplacement, l’immobilisation du coude et de l’épaule dure en moyenne 4 à 6 semaines. Cette durée permet une cicatrisation osseuse initiale avant le début de la rééducation.

L’épaule est une articulation complexe dont l’immobilisation peut rapidement entraîner une raideur, une perte musculaire (amyotrophie) ou de la fibrose. La rééducation fonctionnelle que nous prescrivons est indispensable pour lutter contre ces complications et retrouver une mobilité complète au quotidien.

Nous complétons systématiquement l’examen clinique par une radiographie ou un scanner. Ces examens nous permettent d’objectiver précisément la fracture, le nombre de traits fracturaires et la présence d’un éventuel déplacement osseux afin d’adapter notre prise en charge.

Oui, toute douleur aiguë immédiate ou douleur chronique persistant après un traumatisme doit faire suspecter une fracture non diagnostiquée ou mal consolidée. Nous vous conseillons de consulter sans tarder afin d’effectuer un bilan lésionnel et d’écarter toute atteinte osseuse, tendineuse ou musculaire.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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Ramen

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27/05/23

Bonjour Docteur. Je voudrais vous poser une question ma mère est tombée elle a déchirure à l'épaule douleur atroce elle a eu des médicaments pour soulager malgré sa elle souffre. Vous me conseiller quoi. Merci

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Dr Philippe Paillard

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13/06/23

Bonjour et merci pour votre message, Nous vous invitons à prendre rdv sur Doctolib ou à contacter directement notre secrétariat au 01 777 12 555 afin de convenir d'un rdv en présentiel pour examiner votre cas et vous proposer une solution et des conseils adaptés. NB: https://www.doctolib.fr/chirurgien-orthopediste/paris/philippe-paillard Bien à vous