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Comment soigner une déchirure du biceps ?

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Comment soigner une déchirure du biceps ? | Dr Paillard | Paris

En résumé

En tant que chirurgien orthopédique, mon équipe et moi-même réalisons une prise en charge sur-mesure pour soigner une déchirure du biceps et restaurer la mobilité de votre bras. Qu’il s’agisse d’une rupture des fibres musculaires ou d’une atteinte des tendons de l’épaule ou du coude, un diagnostic précis par imagerie est indispensable. Ce guide complet vous détaille les symptômes d’alerte, les critères du choix thérapeutique et les modalités de la chirurgie du biceps sous arthroscopie.

Que ce soit dans la vie quotidienne ou dans la pratique d’un sport, l’épaule et le bras sont sollicités en permanence. C’est pourquoi les lésions du biceps brachial ou de ses tendons d’insertion sont aussi fréquentes, à plus forte raison sur des efforts violents répétés, ou sur des muscles mal préparés.

L’atteinte du biceps peut alors vite devenir handicapante, avec une douleur persistante. C’est la raison pour laquelle il faut toujours un diagnostic rigoureux avant de soigner une déchirure du biceps, afin de bien identifier les cas où seule la chirurgie du biceps peut soigner la lésion.

Qu’est-ce que le biceps ?

Le biceps brachial est le muscle principal du bras, assurant la flexion du coude.

Il comprend, comme son nom l’indique, deux faisceaux qui se rejoignent en un ligament commun au niveau du coude, afin de s’attacher sur le radius, l’os de l’avant-bras.

Au niveau proximal, la longue portion du biceps part de l’omoplate, au niveau de la cavité glénoïde, dans la partie supérieure de l’épaule. Son tendon s’étire latéralement pour longer ensuite la coulisse bicipitale de l’humérus.

Cette partie du biceps joue un rôle essentiel dans l’abduction de l’épaule ou des mouvements comme l’élévation latérale.

Au niveau proximal, la courte portion part quant à elle de l’apophyse coracoïde, située dans l’épaule, à l’avant de l’omoplate. Cette composante du biceps joue un rôle primordial dans les mouvements de flexion de l’épaule.

Comment savoir si le biceps est déchiré ?

Si le terme de déchirure musculaire est entré dans le langage courant, il n’en reste pas moins que sa définition médicale est plus précise et plus sélective.

Une lésion du biceps peut porter en effet sur les seules fibres musculaires : c’est la déchirure musculaire stricto-sensu, caractérisée par la rupture brutale d’un grand nombre de fibres musculaires sous l’effet d’une contraction trop violente ou trop rapide. Elle est plus fréquente sur un muscle fragilisé, fatigué ou mal préparé.

On reconnaît cette déchirure musculaire à l’apparition d’une douleur soudaine et violente sur un effort, persistant ensuite au repos. Elle s’accompagne habituellement de signes inflammatoires locaux, comme un œdème voire un hématome.

Une lésion du biceps peut aussi intéresser uniquement les tendons reliant le biceps aux os de l’épaule ou de l’avant-bras. Cette tendinopathie peut se traduire par une rupture totale ou partielle des fibres tendineuses. Ces ruptures des tendons du biceps entraînent généralement une douleur soudaine et intense, localisée sur le siège de la rupture (épaule ou coude). Dans certains cas, le muscle détaché peut former va provoquer un renflement du bras, connu sous le signe de Popeye.

Si la plupart du temps l’examen clinique statique et dynamique suffit à suspecter une déchirure du biceps, les examens complémentaires type échographie ou IRM permettent de confirmer le diagnostic et d'apprécier l’étendue des lésions.

Il est alors conseillé de consulter un spécialiste en cas de douleur intense d’apparition brutale, de douleur chronique avec diminution du mouvement de l’épaule ou du coude, ou face à un renflement anormal sur la partie supérieure du bras.

La chirurgie pour soigner une déchirure du biceps

Si les déchirures musculaires peuvent se traiter par du repos et de la physiothérapie, l’approche est en revanche différente pour une lésion tendineuse avec conflit sous-acromial ou une rupture de coiffe : le tendon rompu est en effet incapable de cicatriser naturellement.

La chirurgie pour soigner une déchirure du biceps doit donc s’envisager en cas d’échec des traitements conservateurs, associant le plus souvent kinésithérapie et antalgiques. On réserve souvent ce dernier en première intention sur une déchirure proximale du tendon du biceps, lorsque l’autre tendon bicipital de l'épaule est intact.

Le but d’une chirurgie du biceps est alors de soulager la douleur et de restaurer une mobilité normale du bras.

Cette chirurgie dure habituellement de 30 à 60 m, avec une hospitalisation de 1 à 2 jours suivie d’une rééducation fonctionnelle de 6 à 8 semaines en moyenne.

Le plus souvent, le chirurgien orthopédique intervient sous arthroscopie, sans ouvrir toute l’articulation. Il réalise deux petites incisions, l’une pour introduire une caméra endoscopique chirurgicale, l’autre pour y insérer les micro-instruments.

L’intervention peut associer deux gestes chirurgicaux différents et parfois complémentaires :

  • La ténodèse vise à refixer le tendon rompu sur les structures osseuses, en retirant la portion intra-articulaire. Le chirurgien place des ancres sur lequel il fixe les structures tendineuses par suture ;
  • La ténotomie est une incision des fibres tendineuses dans leur longueur : elle peut être proposée par exemple pour corriger un conflit sous-acromial en complément d’un désépaississement de l’acromion, afin de relâcher le tendon et de le laisser cicatriser dans sa gouttière naturelle.

C’est donc à chaque fois une solution sur-mesure que propose le Dr Paillard pour soigner une déchirure du biceps. Le choix de la technique va tenir compte des lésions, de leur ancienneté, de l’âge du patient et de ses attentes.

La reprise des activités est toujours plus longue sur une ténodèse ou sur des activités sportives soutenues, avec une récupération fonctionnelle d’environ 6 mois.

FAQ

Le biceps brachial est le muscle principal du bras, indispensable pour assurer la flexion du coude. Il comprend deux faisceaux proximaux au niveau de l’épaule (la longue portion reliée à l’omoplate et la courte portion fixée sur l’apophyse coracoïde) qui se rejoignent en un ligament unique s’attachant sur le radius au niveau du coude.

Une déchirure musculaire proprement dite correspond à la rupture brutale d’un grand nombre de fibres du muscle sous l’effet d’une contraction trop violente ou trop rapide. Ce traumatisme survient le plus fréquemment sur un muscle préalablement fragilisé, fatigué ou insuffisamment préparé à l’effort.

Vous reconnaîtrez cette déchirure à l’apparition soudaine d’une douleur particulièrement vive et intense au moment de l’effort, qui persiste ensuite de manière continue même lorsque le bras est au repos. Elle s’accompagne habituellement de signes inflammatoires locaux bien visibles, tels qu’un œdème ou un hématome.

Le signe de Popeye apparaît lors d’une rupture totale ou partielle d’un des tendons reliant le biceps aux structures osseuses. N’étant plus retenu à l’une de ses extrémités, le corps du muscle se rétracte et forme un renflement ou une bosse caractéristique et anormale sur la partie supérieure du bras.

Si l’examen clinique statique et dynamique mené par mon équipe permet généralement de suspecter fortement la lésion, des examens complémentaires sont nécessaires. La réalisation d’une échographie ou d’une IRM est indispensable pour confirmer avec certitude le diagnostic et apprécier l’étendue exacte des lésions tissulaires.

Nous vous conseillons de consulter rapidement un spécialiste si vous faites face à une douleur intense d’apparition brutale, à une douleur devenue chronique entraînant une baisse de mobilité de l’épaule ou du coude, ou encore si vous constatez l’apparition d’un renflement anormal sur votre bras.

Contrairement aux simples déchirures des fibres musculaires qui guérissent avec du repos, l’approche est différente pour une lésion tendineuse (avec conflit sous-acromial ou rupture de coiffe). Un tendon rompu est malheureusement incapable de cicatriser naturellement, ce qui rend la chirurgie nécessaire en cas d’échec des soins conservateurs.

Mon équipe et moi-même privilégions une intervention sous arthroscopie, une technique mini-invasive évitant d’ouvrir largement l’articulation. Par deux incisions de quelques millimètres, nous introduisons une caméra chirurgicale et des micro-instruments. L’opération dure de 30 à 60 minutes et requiert 1 à 2 jours d’hospitalisation.

La ténodèse consiste à retirer la portion de tendon malade dans l’articulation et à refixer la partie saine sur l’os à l’aide d’ancres et de sutures. La ténotomie est une incision des fibres dans leur longueur, souvent pratiquée pour relâcher le tendon et corriger un conflit sous-acromial, le laissant cicatriser dans sa gouttière.

L’intervention est suivie d’une rééducation fonctionnelle obligatoire qui dure en moyenne 6 à 8 semaines. Cependant, la reprise complète des activités physiques soutenues ou des sports sollicitant le bras est toujours plus longue, notamment après une ténodèse, exigeant une période de récupération fonctionnelle globale d’environ 6 mois.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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