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Douleur à la rotule

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Douleur à la rotule

Les douleurs à la rotule ou syndrome rotulien sont en lien avec une souffrance des cartilages.

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Traitement des pathologies des genoux à Paris: Douleur et Arthrose - dr Paillard

En résumé

La douleur à la rotule, ou syndrome rotulien, découle généralement d’un déséquilibre tendino-musculaire entraînant une souffrance des cartilages du genou. En tant qu’experts du traitement orthopédique, mon équipe et moi-même vous présentons les facteurs favorisant ces frottements anormaux ainsi que les symptômes d’alerte à surveiller. Découvrez nos méthodes de diagnostic et l’ensemble des solutions médicales, de kinésithérapie ou de chirurgies pour restaurer durablement votre confort articulaire.

Généralités

Le genou, situé à l’intersection entre la jambe et la cuisse est une articulation porteuse très sollicitée qui soutient le poids du corps et permet les déplacements. Elle fonctionne essentiellement selon un mécanisme de « flexion/extension ». C’est une articulation complexe composée des extrémités du fémur et du tibia et de la rotule maintenus à l’aide d’un dispositif stabilisateur puissant composé de ligaments et de tendons.

La rotule se situe à l’avant du genou. Elle est reliée vers le haut au quadriceps et vers le bas au tibia par des tendons. Latéralement, elle est stabilisée par deux ligaments : les ailerons interne et externe.

La rotule, ou patella, est un sésamoïde, c’est à dire une ossification du tendon retrouvé au niveau de certaines articulations. Au regard de sa taille, elle est cependant classiquement considérée comme un os à part entière. Son rôle est d’une part de protéger le tendon du quadriceps, mais aussi d’accroître la puissance transmise au tibia dans les mouvements d’extensions : lorsque le quadriceps, muscle le plus puissant de l’organisme, se contracte, il tire la rotule vers le haut qui entraîne à son tour le tibia provoquant ainsi l’extension de la jambe.

Comme les autres surfaces osseuses des articulations, la rotule est recouverte de cartilage pour favoriser la fluidité des mouvements et protéger le tissu osseux sous-jacent.

Mécanismes et causes

La souffrance de la rotule se produit lorsqu’apparaît un déséquilibre entre le quadriceps et les ischio-jambiers (groupe tendino-musculaire, principal fléchisseur de la jambe et l’antagoniste du quadriceps, responsable d’une force de pression opposée).

Ce déséquilibre peut se produire en raison :

  • d’une raideur des ischio-jambiers : le quadriceps doit alors accroître la force transmise à la rotule pour obtenir l’extension de la jambe.
  • d’une fonte musculaire du quadriceps à l’origine de pressions inhabituelles sur la rotule.

Dans les deux cas, il en résulte des frottements anormaux sur la surface articulaire de la rotule pouvant à terme entraîner des lésions des cartilages appelées chondropathie.

Différents facteurs peuvent favoriser ce risque :

  • Chez le sportif : un entraînement trop intensif, la reprise de l’entraînement après une période de repos ou de convalescence (responsable d’une fonte musculaire du quadriceps), l’absence ou le manque d’étirements (pouvant être à l’origine d’une raideur des ischio-jambiers), le port de chaussures inadaptées à l’activité pratiquée ou au terrain.
  • Chez les adolescents : modifications morphologiques liées à la croissance, une prise de poids brutale.
  • Chez l’ensemble de la population : les changements de rythmes et d’activités (panne d’ascenseur), les activités sportives ponctuelles de loisir (notamment le ski), les traumatismes (entraînant une convalescence responsable de la fonte musculaire du quadriceps), le port de charges lourdes (lors de déménagements par exemple).
  • Les femmes semblent plus exposées à ce dysfonctionnement.

Symptômes

La douleur peut être ressentie à l’effort mais aussi au repos. Elle est souvent difficile à localiser : elle est classiquement ressentie à l’avant du genou derrière la rotule, mais peut aussi être perçue sur tout le pourtour de l’articulation et irradier vers l’arrière. Elle est classiquement ressentie en position de flexion : position assise prolongée, accroupissement, descente des escaliers, difficulté à se relever sans appui sur les membres supérieurs.

La douleur peut être unilatérale ou bilatérale et peut être ressentie bien avant que des lésions irréversibles des cartilages n’apparaissent. A l’inverse, certains patients ne ressentent pas de douleurs alors que les cartilages ont déjà subi des dégradations.

Lors de douleurs à la rotule, d’autres symptômes peuvent être associés :

  • L’œdème: les frottements anormaux peuvent occasionner une sécrétion excessive de liquide synovial (lubrifiant articulaire) à l’origine d’un gonflement de l’articulation.
  • L’instabilité: Elle est due à un relâchement du quadriceps provoquée par la sensation douloureuse. Il n’y a dans ce cas pas de luxation de la rotule, mais plutôt une sensation de dérobement.
  • Blocage: Sensation de raidissement ou de limitation des mouvements de flexion en raison de la douleur. Ces bocages peuvent accroître la perte de tonus musculaire du quadriceps et majorer ainsi le déséquilibre.
  • Des crissements, craquements, claquements peuvent être perçus sans pour autant être systématiquement synonymes de gravité.

Diagnostic

Il repose avant tout sur la clinique et l’interrogatoire, et fait souvent appel aux compétences de spécialistes.

L’imagerie, telle que la radio ou l’IRM, est certaine fois nécessaire pour éliminer d’autres diagnostics tels que des traumatismes ligamentaires ou de lésions des ménisques.

Une arthroscopie, réalisée sous anesthésie au bloc opératoire, peut également être réalisée afin de visualiser l’état des cartilages. Elle est classiquement réalisée au même moment que l’intervention visant à restaurer les cartilages quand cela est possible.

La phase de diagnostic est très importante : elle permettra l’analyse des masses musculaires et l’origine du déséquilibre afin d’orienter le traitement.

Traitement et convalescence

Comme lors de tout épisode douloureux, le premier traitement est la mise au repos. Il faut limiter les activités, éviter les mouvements douloureux, et éventuellement porter une genouillère pour soulager l’articulation.

Les anti-inflammatoires, les antalgiques et la cryothérapie (thérapie par le froid) peuvent aider à soulager les douleurs.

Le traitement est ensuite principalement basé sur la kinésithérapie : elle consiste à renforcer le tonus musculaire du quadriceps et à assouplir les ischio-jambiers à l’aide d’étirements réguliers.

Cependant, le traitement doit aussi s’intéresser aux causes et facteurs pour éviter les récidives. A des stades avancés, lorsque les cartilages rotuliens sont détériorés, une intervention chirurgicale sous arthroscopie, visant à réparer les cartilages, est possible. Cependant, les lésions cartilagineuses étant particulièrement difficiles à traiter, il est conseillé de ne pas attendre que des dommages importants se soient installés afin d’éviter qu’ils ne deviennent irréversibles.

FAQ

Le syndrome rotulien correspond à une souffrance des cartilages qui recouvrent la surface articulaire de la rotule. Il se produit lorsqu’un déséquilibre musculaire apparaît entre le quadriceps et les ischio-jambiers, provoquant des frottements anormaux. À terme, ces frictions répétées agressent le tissu protecteur et peuvent entraîner des lésions appelées chondropathies.

La rotule, ou patella, agit d’une part comme un bouclier anatomique pour protéger le tendon du quadriceps. D’autre part, elle sert de levier mécanique pour accroître la puissance transmise au tibia. Lorsque le quadriceps se contracte, il tire la rotule vers le haut, ce qui entraîne le tibia et provoque l’extension de votre jambe.

Mon équipe et moi-même constatons deux origines principales à ce dérèglement mécanique. Il peut s’agir d’une raideur des ischio-jambiers, qui force le quadriceps à accentuer sa traction, ou d’une fonte musculaire du quadriceps lui-même. Dans les deux cas, la rotule subit des pressions inhabituelles et des contraintes néfastes lors de la flexion.

Chez l’athlète, un entraînement trop intensif ou un manque d’étirements réguliers favorisent la raideur des ischio-jambiers. De plus, une reprise trop brusque après une période de repos ou une convalescence suite à un traumatisme engendre une fonte du quadriceps. Le port de chaussures inadaptées au terrain aggrave également ce risque.

Les femmes semblent naturellement plus exposées à ce dysfonctionnement en raison de contraintes morphologiques. Chez les adolescents, ce sont principalement les modifications structurelles et la croissance rapide qui perturbent l’équilibre de l’appareil locomoteur. Une prise de poids brutale durant cette période de la vie peut aussi surcharger la rotule.

La douleur est typiquement ressentie à l’avant du genou, juste derrière la rotule, mais elle peut irradier sur tout le pourtour et vers l’arrière. Elle se réveille principalement lors des positions de flexion prolongée, comme en position assise (le signe du cinéma), en s’accroupissant, ou pendant la descente des escaliers.

Pas nécessairement, car dans le syndrome rotulien, la sensation de dérobement ou d’instabilité découle d’un relâchement réflexe du quadriceps provoqué par la douleur, sans qu’il n’y ait de luxation. De même, les crissements, craquements ou claquements perçus lors des mouvements de flexion ne sont pas systématiquement synonymes de gravité.

Le diagnostic repose avant tout sur un examen clinique minutieux et un interrogatoire complet menés par un spécialiste. Mon équipe utilise également l’imagerie médicale (radiographie ou IRM) pour analyser les masses musculaires et éliminer d’autres pathologies, comme une lésion des ménisques ou un traumatisme des ligaments.

Le traitement initial impose une mise au repos, l’évitement des gestes douloureux et le port éventuel d’une genouillère. Nous y associons de la cryothérapie, des antalgiques et des anti-inflammatoires pour calmer la crise. Ensuite, la kinésithérapie est essentielle pour renforcer le quadriceps et étirer les ischio-jambiers.

La chirurgie s’envisage à un stade avancé de la pathologie, lorsque les traitements conservateurs échouent et que les cartilages rotuliens sont détériorés. Nous réalisons alors une intervention sous arthroscopie pour réparer le cartilage. Je conseille de consulter sans attendre pour éviter que les dommages ne s’installent et deviennent irréversibles.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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Avatar de  Karim

Karim

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08/06/20

Je resen des douleurs des jambes jusqu’à la rotule est ça même après le sommeil

Avatar de  Garin

Garin

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31/08/18

J ai une grosse arthrose au genou droit et je ne voudrait pas une prothese d autant que des problemes de sante et suis forte que pouvez me conseiller dans l immediat merci garin

Avatar de  Langlois

Langlois

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25/06/18

J’ai 89 ans, sportif (muscu et danse), demi-prothèse intérieure genou droit en 2015, radios récentes montrent gonartrose femoro -patellaire : la rotule aurait « glissé « vers l’exterieut. Infiltration acide hyaluronique inefficace. Que faire ? Douleurs permanentes après 1/2heure de marche. Merci de votre aide.

Avatar de  FRANCQ

FRANCQ

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14/06/18

Bonjour. Suite à une période de huit semaines de traction osseuse sur le fémur droit, après l extraction, mon genou ne se plie plus. Cela fait 3 jours que je travaille avec mon kine pour d une part à me remettre debout sur la jambe gauche et d autre part à faire plier le genou. Est-ce normal que mon genou ne fonctionne pas correctement? Que faire d autre pour rétablir la flexibilité. Merci de votre réponse. Cordialement. M.Francq