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Faut-il se faire opérer d’une rupture du ligament croisé antérieur ?

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Faut-il se faire opérer d’une rupture du ligament croisé antérieur ?

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Faut-il se faire opérer d’une rupture du ligament croisé antérieur ? | Dr Paillard | Paris

En résumé

En tant que chirurgien orthopédique, mon équipe et moi-même vous aidons à déterminer s’il est nécessaire de vous faire opérer d’une rupture du ligament croisé antérieur (LCA). Bien que la ligamentoplastie soit courante, la chirurgie n’est pas systématique et dépend de votre âge, de votre profil sportif et de l’intensité de la lésion. Découvrez dans ce guide complet le rôle anatomique du LCA, les symptômes d’alerte et les critères médicaux pour choisir entre un traitement conservateur et une opération sous arthroscopie.

La rupture du ligament croisé antérieur (LCA) est l’une des pathologies traumatiques affectant le plus fréquemment le genou. Nul besoin de pratiquer un sport intensif pour en souffrir, elle peut se produire sur une suite de microtraumatismes. Si la chirurgie du genou est devenue quasiment une routine, comme en témoigne le nombre de grands sportifs opérés, l’opération du ligament croisé antérieur n’est toutefois pas systématique.

Il est possible de l’éviter dans certains cas : découvrez lesquels.

Qu’est-ce que le ligament croisé antérieur ?

Le ligament croisé antérieur (LCA) constitue l’un des deux principaux ligaments internes du genou, assurant sa stabilité. Le LCA part de la partie postérieure du fémur, où il s’insère sur la face axiale du condyle fémoral latéral, pour rejoindre la partie antérieure du plateau tibial, en se fixant sur l’os et le périoste juste en arrière du ménisque médial.

On parle de ligament croisé, car il se croise au centre du genou avec le LCP, le ligament croisé postérieur dont le cheminement est en quelque sorte inverse, les deux ligaments croisés formant ainsi une forme de croix.

Ce ligament croisé antérieur joue un rôle essentiel dans la dynamique et la stabilité du genou, en empêchant notamment la translation antérieure de la jambe sur des mouvements de rotation ou de flexion extension.

Comment savoir si l’on a une rupture du ligament croisé antérieur ?

La rupture du ligament croisé antérieur est une pathologie très fréquente, pouvant survenir aussi bien sur un traumatisme violent que sur une succession de microtraumatismes se développant progressivement au fil du temps.

La pratique d’un sport mettant le genou en torsion, les chocs répétés, la faiblesse musculaire, les mauvaises techniques sportives ou encore le sexe (la rupture du LCA est plus fréquente chez les femmes) sont autant de facteurs de risques connus.

Les symptômes vont dépendre en partie de l’importance de cette rupture, selon qu’elle soit totale ou partielle.

Au moment de la rupture, douleur et inflammation prédominent : il y a fréquemment un bruit de craquement, suivi d’un gonflement du genou et d’une douleur désignée sous le nom de gonalgie. Cette douleur empêche souvent de porter son poids sur la jambe.

Progressivement, l’inflammation et la douleur vont diminuer, avec des signes fonctionnels marqués : le genou devient instable, la jambe semble se dérober et certains mouvements deviennent difficiles ou inconfortables.

A terme, l’évolution peut se faire vers de l’arthrose avec une douleur, une ankylose articulaire et des bruits de craquement.

Faut-il se faire opérer d’une rupture du ligament croisé antérieur ?

Face à une rupture du ligament croisé antérieur, le choix thérapeutique va s’appuyer sur deux principes simples :

  • Un ligament entièrement rompu ne peut pas cicatriser naturellement ;
  • Il n’y a jamais d’urgence chirurgicale.

Ces deux éléments doivent aider le patient et le spécialiste du genou à bien analyser la symptomatologie, pour aller vers le bon traitement de rupture du LCA :

  • L’examen clinique va permettre d’apprécier l’importance du ressaut avec le signe du tiroir, et d’évaluer l’importance du retentissement fonctionnel (douleur, inconfort, stabilité du genou…). Un chirurgien orthopédique tient compte alors de différents facteurs comme l’âge et le degré de pratique sportive ;
  • L’imagerie médicale (IRM ou arthroscanner) vont aider à apprécier l’intensité de la rupture et voir s’il existe des lésions associées (comme un arrachement osseux ou méniscal).

Sur une rupture partielle chez un sujet ayant peu d’activité sportive, il est tout à fait envisageable d’envisager un traitement conservateur.

Après une immobilisation par strapping, ce traitement sans chirurgie du ligament croisé antérieur va s’appuyer sur du repos et une kinésithérapie adaptée pour renforcer la stabilité de l’articulation géniculée.

Les résultats seront suffisants sur environ un patient sur deux.

La chirurgie du ligament croisé antérieur par ligamentoplastie reste toutefois la solution de choix pour retrouver rapidement un genou fonctionnel.
Il faut l’envisager :

  • En première intention sur les ruptures de LCA complètes, les sujets sportifs ou plus généralement les patients visant une récupération la plus complète possible ;
  • En seconde intention si douleur ou inconfort persistent malgré le traitement médical conservateur.

Cette chirurgie du LCA donne à ce jour d’excellents résultats dans 90% des cas, avec une récupération quasi-complète en 3 à 6 mois.

L’intervention peut le plus souvent s’effectuer sous arthroscopie et sous péridurale, sans recours systématique à l’anesthésie générale.

C’est à ce jour le meilleur moyen d’éviter les complications d’arthrose à moyen terme, fréquentes sur une rupture du ligament croisé antérieur insuffisamment soignée.

FAQ

Le LCA est l’un des deux principaux ligaments internes du genou assurant sa stabilité dynamique. Il part de la partie arrière du fémur pour rejoindre la partie avant du plateau tibial. Il croise au centre de l’articulation le ligament croisé postérieur (LCP) et sert principalement à empêcher la jambe de glisser vers l’avant lors des mouvements de rotation ou de flexion-extension.

La rupture du LCA est fréquente et peut résulter d’un traumatisme violent ou d’une succession de microtraumatismes répétés. Les facteurs de risque majeurs incluent la torsion brutale du genou (mouvements de pivot au sport), la faiblesse musculaire de la cuisse, une mauvaise technique sportive et le sexe (la rupture est plus fréquente chez les femmes).

Au moment exact du traumatisme, la douleur (gonalgie) et l’inflammation prédominent fortement. Vous ressentirez et entendrez fréquemment un bruit de craquement net à l’intérieur de l’articulation, suivi d’un gonflement rapide du genou. Cette phase initiale douloureuse rend souvent impossible le fait de porter votre poids sur la jambe.

Lorsque l’inflammation et la douleur aiguë diminuent, des signes fonctionnels marqués s’installent. Votre genou devient chroniquement instable, vous avez la sensation que votre jambe se dérobe lors des changements de direction et certains mouvements de pivot deviennent très difficiles, voire inconfortables au quotidien.

À moyen ou long terme, un genou qui reste instable et insuffisamment soigné va subir des frottements anormaux. L’évolution naturelle de cette instabilité se fait vers le développement de l’arthrose. Cela se traduit par le retour de douleurs mécaniques, l’apparition d’une raideur (ankylose articulaire) et des bruits de craquement persistants.

Non, il faut savoir qu’un ligament croisé antérieur qui est entièrement rompu ne possède absolument pas la capacité de cicatriser naturellement. Toutefois, mon équipe et moi-même rappelons qu’il n’y a jamais d’urgence chirurgicale absolue. Nous prenons le temps d’analyser vos symptômes avant de décider de la meilleure stratégie thérapeutique.

L’examen clinique nous permet d’apprécier l’importance du ressaut rotatoire (signe du tiroir) et d’évaluer le retentissement fonctionnel de la blessure sur votre vie. Nous prenons en compte votre âge et votre niveau d’activité sportive. Enfin, l’imagerie (IRM ou arthroscanner) confirme l’intensité de la rupture et décèle les éventuelles lésions des ménisques ou des os.

Le traitement sans chirurgie est tout à fait envisageable en cas de rupture partielle chez un patient ayant un faible niveau d’activité sportive. Ce protocole conservateur repose d’abord sur une immobilisation temporaire par strapping, puis sur du repos et une kinésithérapie adaptée pour renforcer les muscles stabilisateurs du genou. Il offre des résultats suffisants pour environ un patient sur deux.

La chirurgie est la solution de choix pour retrouver rapidement un genou pleinement fonctionnel. Elle est recommandée en première intention pour les ruptures complètes, chez les sujets sportifs et pour les patients exigeant une récupération complète de leur pivot. On la propose en seconde intention si l’instabilité et la douleur persistent malgré la kinésithérapie.

Cette chirurgie, appelée ligamentoplastie, donne d’excellents résultats dans 90 % des cas avec une récupération quasi-complète en 3 à 6 mois. L’intervention est bénigne et s’effectue le plus souvent sous arthroscopie (via de mini-incisions) et sous anesthésie péridurale, évitant ainsi le recours systématique à une anesthésie générale. C’est le meilleur moyen de vous prémunir de l’arthrose future.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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