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Greffe osseuse : dans quels cas ?

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Greffe osseuse : dans quels cas ?

Une greffe osseuse est un procédé chirurgical visant à réimplanter un fragment d’os pour réduire ou réparer une lésion osseuse.

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Electrolyse percutanée intra-tissulaire (EPI) à Paris | Dr Paillard

En résumé

Face aux pertes de matière osseuse ou aux usures articulaires sévères, notre équipe de chirurgie orthopédique maîtrise les techniques de greffe osseuse pour réparer durablement vos lésions. Qu’il s’agisse d’une autogreffe ou d’une allogreffe, cette intervention s’avère indispensable pour combler un manque d’os ou préparer la pose d’une prothèse. Nous assurons un suivi rigoureux tout au long de votre convalescence et de votre rééducation afin de garantir une consolidation optimale et de restaurer pleinement votre mobilité.

Deux types de greffes osseuses

Les autogreffes

Le chirurgien prélève le greffon osseux sur le patient qu’il souhaite greffer, à des endroits où l’os se reconstitue facilement (péroné), ou sur des régions pour lesquelles le prélèvement du greffon n’induira pas de désagréments majeurs (crête iliaque, côte ou tibia). Il le réimplante ensuite au niveau de la lésion.

Les allogreffes

Lorsqu’une autogreffe n’est pas possible en raison de l’âge, de l’état général de santé du patient ou de la localisation de la lésion, le chirurgien réalise l’intervention avec un greffon provenant d’une banque de tissus. Ces greffons sont prélevés sur des patients en état de mort cérébrale et plus récemment, en état d’arrêt cardio-respiratoire, ou sur des patients ayant subit une ablation osseuse, lors par exemple de la pose d’une prothèse. Ces fragments d’os sont par la suite conservés dans des banques de tissus, afin d’être réimplantés sur d’autres patients. C’est une pratique de nos jours très sécurisée et le risque de contamination par le biais d’un greffon est quasi nul.

Les greffons implantés dans le cadre d’une allogreffe n’ont classiquement pas les mêmes caractéristiques que les cellules du patient greffé. Si la compatibilité cellulaire entre le donneur et le receveur n’est pas requise, le risque de rejet existe. Toutefois, à la différence des patients ayant bénéficié de transplantation (greffe d’organes : cœur, reins…), un traitement anti rejet ne sera pas nécessaire. D’autre part, ces greffons sont toujours constitués de cellules mortes. De ce fait, outre le risque de rejet, il existe un risque plus important de mauvaise consolidation pouvant dans certains cas être à l’origine de fractures.

Prélevé sur le patient lui même, le greffon a des caractéristiques cellulaires similaires au site d’implantation. Cette pratique permet généralement une bonne consolidation et minimise le risque de rejet.

Les greffons n’ont classiquement pas besoin d’être greffé avec leurs vaisseaux sanguins. Cependant dans le cadre d’une autogreffe, il est possible de réimplanter des greffons vascularisés qui présentent l’avantage de se consolider plus rapidement et de s’adapter au site d’implantation. Par exemple lorsque l’on greffe un fragment de péroné vascularisé en remplacement d’une portion de fémur, on peut obtenir, au bout de quelques mois, un greffon d’un diamètre quasi similaire à l’os retiré.

Les autogreffes présentent de meilleures perspectives de résultats. Toutefois, l’allogreffe reste une alternative intéressante quand l’autogreffe n’est pas possible.
Les xénogreffes et les greffes d’os artificiel ou de biomatériaux sont encore au stade expérimental. Elles font toutefois l’objet de recherches actives car elles permettraient qu’un nombre plus important de patients puissent bénéficier de greffes : les greffons conservés dans les banques de tissus n’étant pas toujours suffisant pour prendre en charge la totalité des patients.

Indication des greffes osseuses

Cancer des os

L’intervention consiste en l’ablation de la tumeur osseuse voir de la totalité de l’os concerné, puis en une reconstruction à l’aide d’un greffon. Cette pratique a permis une nette amélioration du pronostic vital de ces patients et la possibilité de ne pas avoir recours à une amputation systématique.

Arthrose

Lorsque les articulations présentent une arthrose évoluée, les cartilages sont en tout ou partie détruits et ne sont plus à même d’assurer leur rôle protecteur. L’os sous-jacent peut donc être lésé. A ce stade, la pose d’une prothèse est généralement indiquée. Pour ce faire, il peut être nécessaire de réparer les lésions osseuses au moyen de greffes, avant l’intervention.

Reprise de prothèse articulaire

Les prothèses articulaires ont une durée de vie généralement longue. Cependant il est parfois indiqué de les remplacer, soit en raison d’une usure normale, soit lorsqu’il y a un dysfonctionnement. Il est alors nécessaire de déterminer les causes, qui peuvent être multiples et concerner différents éléments constructifs de l’articulation (tendons, muscles…). Lorsqu’il s’agit de lésions osseuses périprothétiques il peut être indiqué de procéder à une greffe osseuse avant la pose d’une nouvelle prothèse.

L’os peut aussi être lésé lors du descellement d’une prothèse cimentée. Il sera, là aussi, nécessaire de réparer l’os avant de poser la nouvelle prothèse.

L’arthrodèse

C’est à dire la soudure définitive d’une articulation (notamment pratiquée dans le cadre du traitement des arthroses lombaires) peut être réalisée en partie grâce à l’apport d’un greffon osseux.

Fractures

Lors de traumatismes graves, il arrive que des fractures (notamment par écrasement) engendrent des pertes de matière osseuse importantes. Quand elles induisent des handicaps, il est possible de procéder à une greffe osseuse afin de combler les lésions.

Chirurgie maxillo-faciale

Dans le cadre de chirurgie maxillo-faciale il est quelques fois nécessaire d’avoir recours à une greffe osseuse avant un implant dentaire.

Intervention et convalescence

La greffe osseuse est réalisée sous anesthésie générale. Le prélèvement du greffon et sa ré implantation (lors d’autogreffes) se déroulent classiquement durant la même intervention. Une fois le greffon positionné, le chirurgien le fixe par ostéosynthèse c’est à dire au moyen de vis et de tiges métalliques, qui pourront habituellement être retirées une fois la cicatrisation acquise.

Convalescence

La période de convalescence peut être plus ou moins importante en fonction du site opératoire, de l’importance de la greffe et de sa capacité à consolider.

De la même façon que lors de fractures, il ne sera pas possible de mobiliser le membre greffé pendant la période de cicatrisation des tissus osseux. Le membre sera donc immobilisé à l’aide d’un plâtre ou d’une attelle pour une durée de 3 à 6 mois. Cependant, l’immobilisation n’est pas toujours stricte : lors d’arthrodèses lombaires nécessitant des greffes osseuses, les patients sont seulement contraint de porter, durant la journée, un corset pour assurer un maintient plus qu’une immobilisation.

La rééducation

Dès que les lésions auront cicatrisé, une rééducation fonctionnelle sera mise en place afin de renforcer la masse musculaire, plus ou moins affaiblie en raison de l’immobilisation, et de restituer au membre toutes ses capacités fonctionnelles.

FAQ

Une greffe osseuse est un procédé chirurgical qui consiste à réimplanter un fragment d’os ciblé. Notre objectif principal à travers cette intervention est de réduire ou de réparer efficacement une lésion ou une perte de matière osseuse chez le patient.

Lors d’une autogreffe, nous prélevons le greffon directement sur le patient (péroné, crête iliaque, tibia) pour le réimplanter sur la lésion. L’allogreffe, quant à elle, utilise un greffon issu d’une banque de tissus provenant d’un autre donneur lorsque l’autogreffe est impossible.

Comme le greffon est prélevé sur le patient lui-même, il possède des caractéristiques cellulaires identiques au site d’implantation. Cette similarité biologique permet généralement d’obtenir une excellente consolidation osseuse tout en minimisant le risque de rejet.

Les greffons d’allogreffe étant constitués de cellules mortes, ils présentent un risque plus important de mauvaise consolidation pouvant parfois provoquer des fractures. Bien qu’un traitement anti-rejet ne soit pas nécessaire, un risque de rejet de l’implant existe tout de même.

C’est un greffon d’autogreffe réimplanté avec ses propres vaisseaux sanguins. Son intérêt majeur est qu’il se consolide bien plus rapidement et s’adapte au site récepteur, au point qu’un fragment de péroné peut s’épaissir jusqu’à atteindre le diamètre d’un fémur retiré.

Dans l’arthrose évoluée, l’os sous-jacent au cartilage détruit peut être fortement lésé. De même, lors d’un descellement ou d’une usure de prothèse, des lésions osseuses périprothétiques apparaissent. Dans ces deux situations, nous devons greffer de l’os pour réparer le site avant de fixer la prothèse.

L’arthrodèse consiste à réaliser la soudure définitive d’une articulation, une technique notamment pratiquée pour traiter les arthroses lombaires. L’apport et l’insertion d’un greffon osseux pendant l’intervention sont essentiels pour combler l’espace et faciliter la fusion solide des os.

L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Une fois que le greffon est correctement positionné, mon équipe et moi-même le stabilisons par ostéosynthèse, c’est-à-dire en utilisant des vis et des tiges métalliques qui seront retirées une fois la cicatrisation acquise.

Le membre greffé ne doit pas être mobilisé pendant la phase de cicatrisation osseuse, ce qui impose le port d’un plâtre ou d’une attelle pendant 3 à 6 mois. Pour une arthrodèse lombaire, l’immobilisation est moins stricte et se limite au port d’un corset de maintien en journée.

Dès que la consolidation des tissus osseux est validée, nous mettons en place une rééducation fonctionnelle. Elle est indispensable pour renforcer la masse musculaire qui s’est affaiblie à cause de l’immobilisation prolongée, et pour restituer au membre toutes ses capacités.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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Avatar de  Elena

Elena

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26/01/22

Bonjour, j'ai eu une Une fracture complexe suces quotidienne de l'extrémité inférieure du fémur, 6 mois après absence de consolidation, le docteur m'a proposé une opération qui qualifie de très lourde, une greffe osseuse, il me propose de changer du matériel une plaque titane mus en place. Ma question: une injection de ciment osseux pour combler le foyer fracturé serait-il possible? Surtout que je souffre d'une inflammation au niveau du genou ! J'ai un peu peur, je veux juste être rassuré que c'est le bon moyen pour réparer tout ça?

Avatar de  Elaimrany fadella

Elaimrany

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22/07/18

Bjr mon fils de 16 ans doit subir une greffe osseuse pour une fracture de scaphoide de trois 1/2 je voudrais savoir si ce sont des opérations qui ont un taux de réussite éleves ou pas? Merci

Avatar de  Dupont olivier

Dupont

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08/11/17

Je ai reçu une plastie ligamentaires il.y à 13 ans pour le genou Prise greffon os tendon rotulien os Ce qui M a laisser un trouver énorme rotule et je ne ai jamais pu M appuyer sur genou Peut on greffer ou réparer ce trou dans rotule genou et pouvoir M appuyer dessus Est il possible ou cela n à jamais été fait