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Les différents types de pathologies du genou

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Les différents types de pathologies du genou| Dr Paillard | Paris

En résumé

En tant que chirurgien orthopédique, mon équipe et moi prenons en charge les pathologies du genou pour soulager la gonalgie et restaurer la fonctionnalité de cette articulation complexe. Cet article vous aide à décrypter les causes de vos douleurs, qu’il s’agisse d’affections constitutives de naissance ou de pathologies acquises suite à des traumatismes. Découvrez comment nos stratégies médicales ou chirurgicales sur mesure permettent de traiter efficacement chaque lésion pour vous garantir un confort durable.

Le genou est souvent considéré comme l’une des articulations les plus complexes du corps, avec au moins deux spécificités : il est soumis à des contraintes mécaniques importantes du fait de notre bipédie ; il comprend indirectement jusqu’à quatre éléments osseux (fémur, tibia, péroné et rotule).

C’est ce qui explique à la fois la complexité et la variété des pathologies du genou, associées le plus souvent à une douleur géniculée, la gonalgie.

Comment reconnaître une pathologie du genou ?

Le genou a une double fonction :

  • Une fonction statique, comme soutien du corps ;
  • Une fonction dynamique, en assurant la mobilité du membre à travers principalement les mouvements de flexion du genou (fléchissement) et d’extension (redressement du genou).

C’est pourquoi une pathologie du genou va altérer ce fonctionnement correct et se traduire potentiellement par trois grands types de symptômes :

  • Une douleur (algie) au repos ou au mouvement, appelée aussi gonalgie. Son intensité, sa localisation, sa survenue peuvent orienter votre chirurgien du genou vers une pathologie précise, qu’il confirmera par un examen clinique et de l’imagerie médicale ;
  • Des signes locaux comme une rougeur, un œdème ou une tuméfaction. Ces signes inflammatoires sont particulièrement intenses sur une arthrite du genou, qu’elle soit traumatique ou infectieuse.
  • Des signes fonctionnels comme une boiterie, un blocage ou une instabilité. Cette dernière se rencontre fréquemment sur les ruptures de ligament croisé, avec signe du tiroir.

Tous ces symptômes traduisent une pathologie du genou, et donc un genou dysfonctionnel, inapte à remplir correctement sa fonction mécanique.

Quels sont les grands types de pathologies du genou ?

Face à la complexité des pathologies géniculées, il est d'usage de distinguer les pathologies constitutives du genou des pathologies acquises.

C’est quoi une pathologie constitutive du genou ?

Une pathologie constitutive apparaît par définition précocement, car elle est liée à une anomalie de formation ou de développement. Même si elle peut s’accentuer après un traumatisme, elle est due avant tout à des causes génétiques ou héréditaires.

Ces malformations anatomiques constitutives peuvent ensuite évoluer vers d’autres pathologies acquises du genou, notamment l’arthrose, du fait d’un dysfonctionnement mécanique de l’articulation.

Les plus fréquentes sont :

  • Les anomalies de déviation axiale du genou dans le plan frontal, très fréquentes chez l’enfant, comme le genu varum ou le genu valgum ;
  • Les pathologies avec destruction osseuse partielle pouvant affecter le plateau tibial (maladie d'Osgood-Schlatter ou ostéonécrose de la tubérosité tibiale antérieure) ou la rotule (Maladie de Sinding-Larsen ou ostéochondrose de la pointe de rotule).

C’est quoi une pathologie acquise du genou ?

Les pathologies acquises apparaissent avec l’âge, avec un facteur causal externe.

Il peut s’agir de troubles métaboliques (rachitisme par exemple par carence en vitamine D) ou inflammatoires (polyarthrite par exemple), mais l’essentiel de la pathologie du genou acquise est d’origine traumatique.

Il peut s’agir aussi bien d’un traumatisme aigu, aboutissant par exemple à une entorse ou une rupture des ligaments croisés, qu’à des micro-traumatismes chroniques répétés, favorisant par exemple la gonarthrose.

Pratiquement toutes les structures anatomiques de l’articulation géniculée peuvent ainsi être atteintes et entraîner un genou douloureux :

  • Atteinte osseuse (fracture du genou, du plateau tibial, de la trochlée…) ;
  • Atteinte cartilagineuse (lésion des ménisques, arthrose…) ;
  • Atteinte tendineuse ou péri-tendineuse (bursite, tendinite, entorse…) ;
  • Atteinte ligamentaire (rupture du ligament croisé antérieur, rupture du ligament croisé postérieur...).

C’est pourquoi le diagnostic d’une pathologie du genou requiert à la fois l’expérience technique d’un clinicien spécialiste du genou, couplée à une imagerie médicale adaptée et de précision.

Je souffre d’une pathologie du genou : que faire ?

Pour le patient, le motif le plus fréquent de consultation reste la douleur, qu’elle soit aigue ou chronique. C’est le diagnostic médical, le pronostic et l’intensité des symptômes qui déterminent ensuite le bon traitement.

Le traitement médical pour soulager le genou

Le traitement symptomatique vise à calmer la douleur, le plus souvent avec des anti-inflammatoires ou des antalgiques. Les molécules ne seront pas les mêmes, selon qu’il s’agisse d’une douleur aiguë traumatique ou d’une gonalgie arthrosique chronique. Si soulager la douleur du genou est essentiel pour le confort du patient, cette approche n’est toutefois pas la panacée. La douleur a en effet une fonction de protection, pour empêcher l’aggravation des lésions.

C’est pourquoi un spécialiste du genou tend autant que possible à traiter la cause.

Dans certains cas, le traitement médical peut ainsi associer du repos, une immobilisation forcée du genou ou un travail de kinésithérapie.

Le traitement médical de l’arthrose (général ou local par infiltration) donne des résultats très variables d’un patient à l’autre.

Le traitement chirurgical pour soulager le genou

La chirurgie du genou est souvent la solution de choix pour un traitement causal, qui rétablit l’anatomie et la fonctionnalité de l’articulation géniculée.

Cette chirurgie du genou est souvent le traitement de première intention sur une fracture du genou, ou sur une rupture des ligaments croisés : aucun traitement médical ne peut en effet permettre la réparation de ces tissus.

L’opération du genou peut aussi s’envisager en seconde intention en cas d’échec d’un traitement médical. Le cas le plus fréquent est celui d’une arthrose ne répondant plus aux traitements antalgiques, et pouvant conduire à la pose d’une prothèse de genou.

Soulager une douleur du genou demande donc à chaque fois une stratégie sur mesure, dans laquelle le spécialiste du genou doit intégrer la pathologie, l’âge du malade, ses besoins (sportif ou pas), ses facteurs de risque, la réponse à d’autres traitements…

Un chirurgien spécialiste du genou doit donc avoir une analyse médicale précise, sans jamais oublier le contexte dans lequel il intervient, afin de traiter la pathologie du genou et la gonalgie de manière durable et efficace, garantissant au mieux le confort du patient et sa récupération fonctionnelle.

FAQ

La gonalgie est le terme médical qui désigne une douleur au niveau de l’articulation du genou. Elle peut se manifester au repos ou lors des mouvements de flexion et d’extension, et s’accompagne parfois de signes inflammatoires locaux comme des rougeurs, un œdème ou une boiterie.

Une pathologie constitutive est liée à une anomalie de formation génétique ou héréditaire qui apparaît précocement durant le développement. À l’inverse, une pathologie acquise se développe au fil du temps sous l’influence d’un facteur causal externe, tel que l’âge, un traumatisme ou un trouble métabolique.

Nous rencontrons principalement des déviations axiales des jambes dans le plan frontal, comme le genu varum ou le genu valgum. On retrouve aussi des pathologies de destruction osseuse partielle touchant le plateau tibial (maladie d’Osgood-Schlatter) ou la rotule (maladie de Sinding-Larsen).

Pratiquement toutes les structures du genou peuvent être endommagées par un traumatisme aigu ou des micro-traumatismes répétés. Cela comprend les atteintes osseuses (fractures), cartilagineuses (lésions des ménisques, arthrose), tendineuses (tendinites, bursites) ou encore ligamentaires (ruptures des ligaments croisés).

Le signe du tiroir est un indicateur fonctionnel d’instabilité que nous recherchons systématiquement lors de l’examen clinique du genou. Il se rencontre très fréquemment en cas de rupture d’un ligament croisé, traduisant un genou dysfonctionnel incapable de remplir son rôle mécanique.

Les anti-inflammatoires et les antalgiques constituent un traitement symptomatique essentiel pour calmer la douleur et améliorer votre confort. Cependant, cette approche n’est pas une solution miracle, car elle ne traite pas la cause de la lésion et masque la douleur, qui a pourtant une fonction protectrice.

Au-delà des médicaments, mon équipe et moi-même pouvons préconiser une période de repos, une immobilisation forcée de l’articulation ou un travail ciblé de kinésithérapie. Pour l’arthrose, des traitements médicaux généraux ou locaux par infiltrations sont envisageables, bien que leurs résultats varient d’un patient à l’autre.

L’intervention chirurgicale est le traitement causal immédiat indispensable en cas de fracture du genou ou de rupture des ligaments croisés. Pour ces traumatismes précis, aucun traitement médical classique ne peut permettre à lui seul la réparation ou la cicatrisation des tissus lésés.

Nous proposons la chirurgie en seconde intention lorsque les traitements médicaux de première ligne ont échoué. Le cas le plus fréquent en consultation concerne une arthrose (gonarthrose) avancée qui ne répond plus du tout aux antalgiques, ce qui peut conduire à la pose d’une prothèse de genou.

Pour concevoir un plan thérapeutique sur mesure, efficace et durable, je dois réaliser une analyse médicale et technique précise. J’intègre pour cela la nature exacte de la pathologie, vos résultats d’imagerie, votre âge, vos besoins (que vous soyez sportif ou sédentaire) ainsi que vos facteurs de risque.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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