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Dans quels cas doit-on réopérer une prothèse de genou ?

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Dans quels cas doit-on réopérer une prothèse de genou ? | Dr Paillard | Paris

En résumé

En tant que chirurgien orthopédique, mon équipe et moi-même pratiquons la révision et la réopération de prothèse de genou en cas de complication mécanique, d’usure ou d’infection. Bien que ces dispositifs offrent une excellente longévité, certaines situations comme le descellement, l’usure du plastique ou une fracture périprothétique imposent une chirurgie de révision. Découvrez dans ce guide complet les motifs fréquents de réopération, les critères d’admissibilité et l’importance du suivi médical.

Le genou est une articulation indispensable à la mobilité. Très sollicité au quotidien, il peut être sujet à des blessures, des maladies inflammatoires ou une usure. Dans certains cas, le remplacement du cartilage et de l’os du genou par une prothèse artificielle est nécessaire. Mais cette intervention n’est pas définitive et peut nécessiter une révision. Quand et pourquoi doit-on réopérer une prothèse de genou ?

En quoi consiste une prothèse de genou ?

La prothèse de genou est une prothèse médicale qui permet de remplacer les surfaces articulaires du genou par des pièces de synthèse en métal et plastique. Il existe deux types de prothèses de genou : la prothèse totale du genou, et la prothèse unicompartimentale du genou. La prothèse totale du genou permet de remplacer les trois compartiments de l’articulation, à savoir, la rotule, le fémur et le tibia. Elle peut être proposée en cas d’arthrose sévère ou de destruction importante du genou. L’opération permet de soulager les douleurs, de corriger les déformations de l’articulation et de retrouver un genou fonctionnel. La prothèse unicompartimentale du genou sert quant à elle à remplacer un seul compartiment du genou. Elle peut être envisagée en cas d’arthrose limitée à une seule zone, sans instabilité ni déformation de l’articulation. Cette prothèse est idéale pour préserver les ligaments et les autres compartiments du genou, tout en favorisant la récupération.

Qui peut bénéficier de la pose d’une prothèse au genou ?

La pose de prothèse de genou est une décision qui doit être prise en concertation avec son chirurgien orthopédique après évaluation des bénéfices et des risques d’une telle opération. Mais elle peut être indiquée chez :
  • Les personnes qui souffrent de douleurs du genou persistantes, mal calmées par les traitements médicaux comme les anti-inflammatoires, les antalgiques ou les infiltrations, et qui ne cèdent pas après les mesures mises en place, comme une perte de poids, des séances de kinésithérapie ou le port d’orthèses ;
  • Les patients qui expérimentent une limitation fonctionnelle de l’articulation les empêchant de réaliser les activités de la vie de tous les jours, comme marcher, monter et descendre des escaliers, rester debout longtemps, pratiquer un loisir (voyage, jardinage…) ou du sport ;
  • Les personnes qui présentent une déformation ou une instabilité du genou susceptible d’engendrer une usure prématurée du cartilage en raison d’une mauvaise répartition des charges.
L’âge n’est pas un critère déterminant pour la pose d’une prothèse au genou. Par ailleurs, il existe différentes prothèses, adaptées à la morphologie et au mode de vie de chaque patient. L’élément essentiel pour garantir le succès de cette intervention est d’être motivé et d’observer une bonne hygiène de vie.

Quand une prothèse de genou doit-elle être réopérée ?

La prothèse de genou a une durée de vie moyenne comprise entre 15 et 20 ans. Au-delà de cette période, il peut être nécessaire de réopérer le genou pour changer la prothèse ou certaines de ses structures. Par ailleurs, certaines causes peuvent justifier une révision de prothèse de genou et une nouvelle opération. Parmi les plus fréquentes, on peut citer :
  • Une usure des pièces plastiques, provoquant un relâchement des pièces métalliques et une inflammation dans l’articulation ;
  • Un descellement des pièces métalliques fémorale ou tibiale, entraînant une douleur ou une instabilité du genou ;
  • Une infection de la prothèse, rare, qui se traduit par l’apparition de rougeurs, de gonflements et d’une chaleur au niveau du genou et d’une fièvre ;
  • Une fracture périprothétique concernant l’os situé autour de la prothèse, après un traumatisme ou une fragilité des structures osseuses ;
  • Un désalignement ou une instabilité de la prothèse, compromettant le résultat de l’opération et accélérant l’usure de l’articulation.
La révision d’une prothèse de genou est une intervention plus complexe que la pose de prothèse initiale. La décision ne doit pas être prise à la légère. Cette seconde intervention doit être envisagée uniquement en cas d’échec du traitement conservateur et après avoir réévalué les bénéfices et risques du geste opératoire. Il est très important de suivre les recommandations de son chirurgien et de surveiller régulièrement l’état de son genou. En cas de doute ou d’apparition de signes inhabituels, il faut consulter sans tarder.

FAQ

La prothèse de genou est un dispositif médical synthétique en métal et en plastique destiné à remplacer les surfaces articulaires usées. Il en existe deux variantes : la prothèse totale (PTG), qui remplace les trois compartiments du genou (fémur, tibia, rotule), et la prothèse unicompartimentale (PUG), qui ne remplace qu’un seul côté abîmé.

Cette chirurgie est indiquée en cas d’arthrose sévère ou de destruction articulaire importante. Elle s’adresse aux patients souffrant de douleurs persistantes non calmées par les médicaments ou infiltrations, à ceux subissant une lourde limitation fonctionnelle au quotidien, ou en présence d’une déformation et d’une instabilité majeures.

Non, l’âge ne constitue absolument pas un critère déterminant pour la pose d’un implant. Les modèles actuels sont nombreux et s’adaptent précisément à la morphologie ainsi qu’au mode de vie de chaque personne. L’élément essentiel réside dans la motivation du patient et le respect d’une bonne hygiène de vie.

Une prothèse de genou possède une durée de vie moyenne comprise entre 15 et 20 ans. Au-delà de cette période d’utilisation, l’usure normale des composants de synthèse peut nécessiter une réopération globale du genou afin de remplacer l’ensemble du dispositif ou certaines de ses structures usées.

Le descellement correspond à une perte de fixation des pièces métalliques fixées sur le fémur ou sur le tibia. N’adhérant plus correctement à la structure osseuse, l’implant devient mobile. Cette complication mécanique engendre des douleurs importantes à l’effort ainsi qu’une sensation d’instabilité du genou.

Avec le temps, la friction entre les composants entraîne une usure des pièces plastiques intermédiaires. Cette dégradation progressive peut provoquer, à terme, un relâchement des pièces métalliques environnantes ainsi qu’une réaction inflammatoire chronique et douloureuse au sein de l’articulation.

Bien que l’infection de la prothèse reste une complication rare, elle constitue un motif impératif de réopération. Elle se manifeste chez le patient par l’apparition de rougeurs cutanées, d’un gonflement de l’articulation, d’une sensation locale de chaleur au niveau du genou et d’une fièvre systémique.

Il s’agit d’une fracture qui touche directement l’os situé immédiatement autour des implants de la prothèse. Ce traumatisme osseux survient généralement à la suite d’une chute, d’un choc violent ou en raison d’une fragilité intrinsèque des structures osseuses sous-jacentes (comme l’ostéoporose).

Un désalignement initial ou une instabilité résiduelle de la prothèse compromet directement le résultat fonctionnel de votre première opération. Cette anomalie mécanique modifie la répartition des charges et accélère prématurément l’usure globale de toute l’articulation, justifiant une chirurgie correctrice.

La révision d’une prothèse de genou est une intervention chirurgicale nettement plus complexe que la pose initiale. Mon équipe et moi-même n’envisageons cette seconde opération qu’en cas d’échec avéré des traitements conservateurs et après une réévaluation minutieuse du rapport bénéfices/risques.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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