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L’arthrose est-elle inévitable avec l’âge ?

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Comment éviter l’arthrose ? | Dr Paillard | Paris

En résumé

En tant que chirurgien orthopédique, mon équipe et moi-même vous aidons à comprendre si l’arthrose est inévitable avec l’âge et comment freiner son évolution. Bien que le vieillissement soit la cause principale de l’usure du cartilage, cette maladie articulaire découle de facteurs multiples comme le surpoids, l’hérédité ou les contraintes professionnelles et sportives. Découvrez dans ce guide complet les mesures de prévention indispensables ainsi que la palette de traitements médicaux, d’infiltrations et d’options chirurgicales prothétiques pour retrouver une mobilité normale sans douleur.

L'arthrose est une pathologie chronique, le plus souvent évolutive, qui affecte le cartilage au niveau des articulations (hanches, genoux, épaules, chevilles, cou…) et peut entraîner la formation d'excroissances osseuses. Lorsqu'elle atteint un stade symptomatique, elle se traduit par des douleurs et des raidissements articulaires, et peut à terme altérer significativement la mobilité du patient. Communément associée au vieillissement, l'arthrose découle toutefois d'un ensemble de facteurs, dont certains expliquent en partie l'augmentation de sa prévalence dans la population générale, même si l'allongement de l'espérance de vie en demeure la cause principale.

Quelles sont les causes de l’arthrose ?

Si le vieillissement naturel joue un rôle indéniable dans l'installation de l'arthrose, la causalité de la maladie s'avère complexe, et certaines zones d'ombre persistent. L'usure du cartilage articulaire découle en premier lieu des contraintes mécaniques que nos mouvements imposent à nos articulations : lorsque ces contraintes sont excessives, le risque d'arthrose est accru. Ainsi, la surcharge pondérale, la pratique intensive ou mal encadrée de certains sports, le port répété de charges lourdes, ou encore la réalisation fréquente de gestes spécifiques, typiquement dans le cadre de certaines activités professionnelles, sont autants d'éléments qui favorisent la survenue de microtraumatismes articulaires et, par là, de l'arthrose. L'arthrose semble par ailleurs avoir une origine hormonale, notamment dans le cas d'une atteinte de la hanche (coxarthrose) ou du genou (gonarthrose). On trouve ainsi une nette prévalence de la maladie chez les femmes en post-ménopause, ce qui se traduit, à l'échelle de l'ensemble de la population, par un risque d'arthrose deux fois plus élevé chez la femme. L'hérédité joue également un rôle déterminant. L'arthrose des mains, par exemple, apparaît comme étroitement liée à certaines prédispositions génétiques. Enfin, l'arthrose est dite secondaire lorsqu'elle résulte d'une autre maladie, d'anomalies anatomiques ou de lésions ligamentaires ou osseuses.

L’arthrose est-elle inévitable avec l’âge ?

L'âge est sans conteste le principal facteur favorisant l'apparition de l'arthrose : alors qu'à peine 3 % de la population est concernée par la maladie avant 45 ans, près de 8 personnes sur 10 sont touchées après 80 ans. De manière générale, le vieillissement entraîne une perte en qualité progressive des différents tissus qui composent le corps humain, et le cartilage n'échappe pas à la règle. Il s'affine ainsi petit à petit, sa capacité de régénération étant en outre fortement limitée par son absence de vascularisation et d'innervation. Toutefois, comme le montrent ces statistiques, il est tout à fait possible d'atteindre un âge canonique sans souffrir d'arthrose. A ce titre, la prévention n'est pas à négliger, à plus forte raison chez les personnes présentant un terrain familial à risque. Il s'agit notamment :
  • De maintenir une hygiène de vie saine, susceptible de réduire significativement le risque d'obésité (alimentation équilibrée, exercice physique régulier) ;
  • D'inscrire sa pratique sportive dans une logique de préservation des articulations (échauffement, intensité régulée, gestes adaptés) et de privilégier des activités non traumatisantes, telles que la natation ;
  • De porter des chaussures adaptées à sa morphologie.

Comment traiter l’arthrose ?

Si l'arthrose est un phénomène d'usure généralement irréversible, le cartilage endommagé ou détruit ne pouvant que rarement être réparé, il existe divers traitements, médicamenteux et chirurgicaux notamment, qui permettent de soulager les douleurs ressenties, voire de les supprimer, avec à la clé la restauration d'une mobilité normale. Le choix du traitement dépend, entre autres, de l'articulation concernée, de son état et de l'ampleur des symptômes subis. Lorsque les douleurs sont modérées, la prise d'antalgiques ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens, réputés plus efficaces, peut suffire à les soulager. L'injection d'acide hyaluronique ou l'infiltration de corticoïdes peuvent également être proposés. En parallèle et dans certains cas, une prise en charge kinésithérapique s'avère intéressante. Il est par ailleurs essentiel que soient adoptées et maintenues les mesures d'hygiène de vie qui s'imposent, en particulier en cas de surpoids. Quand ces divers traitements médicamenteux ne sont pas ou plus efficaces, on envisage la voie chirurgicale. Plusieurs types d'interventions sont pratiquées, dont :
  • L'arthroscopie, qui consiste à laver en profondeur l'articulation problématique ;
  • L'ostéotomie, dans le cas particulier d'une gonarthrose causée par une déviation anormale du genou ;
la mise en place d'une prothèse (du genou, de la hanche, du coude), qui permet de prendre en charge les arthroses les plus sévères et offre d'excellents résultats en matière de mobilité retrouvée.

FAQ

L’arthrose est une pathologie articulaire chronique et généralement évolutive qui détériore progressivement le cartilage au niveau des articulations. Lorsque la maladie atteint un stade symptomatique, elle engendre des douleurs vives, des raidissements articulaires et peut provoquer la formation d’excroissances osseuses, altérant ainsi significativement la mobilité globale du patient.

Cette pathologie chronique de l’usure peut potentiellement affecter de nombreuses zones de notre squelette. Mon équipe et moi-même la constatons et la traitons très fréquemment au niveau des hanches, des genoux, des épaules, des chevilles, des coudes ou encore au niveau des vertèbres du cou.

L’usure du cartilage découle directement des contraintes mécaniques imposées à nos articulations. Lorsque ces contraintes deviennent excessives (en cas de surcharge pondérale, de port répété de charges lourdes ou de gestes professionnels répétitifs), elles entraînent des microtraumatismes articulaires répétés qui augmentent considérablement le risque de développer la maladie.

L’arthrose possède une composante hormonale avérée, notamment pour des localisations comme la hanche (coxarthrose) ou le genou (gonarthrose). On observe une très nette prévalence de la maladie chez les femmes après la ménopause. À l’échelle globale de la population, le risque d’arthrose s’avère ainsi deux fois plus élevé chez la femme que chez l’homme.

Oui, les facteurs génétiques et l’hérédité jouent un rôle tout à fait déterminant dans l’apparition de certaines formes de la maladie. À titre d’exemple, le développement de l’arthrose des mains apparaît comme étant très étroitement lié à l’existence de prédispositions génétiques familiales spécifiques.

Mon équipe et moi-même parlons d’arthrose secondaire lorsque la dégradation du cartilage n’est pas uniquement liée au vieillissement tissulaire. Elle survient comme la conséquence directe d’une autre maladie sous-jacente, d’anomalies anatomiques congénitales ou de séquelles de lésions ligamentaires ou osseuses antérieures.

Si l’allongement de l’espérance de vie en est la cause principale, l’arthrose n’est pas une fatalité absolue. Les statistiques montrent que si à peine 3 % de la population est touchée avant 45 ans, près de 8 personnes sur 10 le sont après 80 ans. Il reste donc tout à fait possible d’atteindre un âge avancé avec des articulations parfaitement saines.

Avec le temps, le cartilage s’affine progressivement sous l’effet des contraintes quotidiennes. Sa capacité naturelle de régénération et de cicatrisation est malheureusement extrêmement limitée, ce qui s’explique sur le plan anatomique par son absence totale de vascularisation (pas d’apport sanguin) et son absence d’innervation.

Pour limiter les risques, en particulier en cas de terrain familial, il est essentiel de maintenir une bonne hygiène de vie (alimentation équilibrée et exercice régulier) pour prévenir l’obésité. Nous conseillons de pratiquer des sports non traumatisants comme la natation, de bien s’échauffer, de réguler l’intensité de l’effort et de porter des chaussures adaptées à sa morphologie.

Non, l’arthrose est un phénomène d’usure structurelle considéré comme généralement irréversible. Le cartilage qui a été endommagé ou totalement détruit ne peut que très rarement se réparer de lui-même. Les traitements médicaux mis en place ne visent pas à reconstruire le tissu, mais à soulager ou supprimer les douleurs pour restaurer votre mobilité.

Chirurgie orthopédique - traumatologie

Dr Philippe Paillard

Je suis le Dr Philippe Paillard, chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans le traitement des pathologies articulaires liées au sport ou à la vie quotidienne. J’interviens sur la hanche, le genou, l’épaule, le coude et la cheville, avec une expertise reconnue en arthroscopie et en prothèses articulaires. Je suis également :

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