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Les risques de blessure dans le crossfit et les conseils à suivre pour les éviter

poids crossfitLe crossfit est une activité physique où on manipule des charges lourdes sur des mouvements complexes avec une certaine intensité, pouvant occasionner des blessures. Au début, ces douleurs ne posent pas de problème, mais quand elles s’accumulent, elles peuvent devenir gênantes.

Le crossfit a la réputation d’être un sport dangereux où les blessures sont fréquentes, mais il ne l’est pas plus qu’un autre si il est bien pratiqué. En effet, les épaules, les bras et la colonne vertébrale sont très sollicités pendant les entrainements et une mauvaise exécution ou un sur-entrainement peu provoquer des blessures.

Les différentes blessures

Il existe deux types de blessures au crossfit :
– les blessures de sur-utilisations : qui sont dues à la répétitions de mouvement mal exécuté et pouvant provoqué des tendinites, bursite, périosité et arthrose.
– les blessures traumatiques : qui sont dues à une chute, un mauvais mouvement ou des blessures avec les poids, peuvent provoquer quand à elles des fracture, luxation, entorse ou déchirure.

Pour les éviter voici les conseils à suivre :

Écouter son corps pour éviter de se blesser

Quand on fait du crossfit, on cherche à dépasser les limites et à sortir de la zone de confort, mais cela ne veut pas dire faire n’importe quoi. Donc, à chaque entraînement et à chaque répétition, il faut toujours être à l’écoute de son corps et ne pas oublier de faire un échauffement dynamique pour le préparer. Même si c’est difficile, on s’efforce de le faire, il faut bouger et essayer d’aller un peu plus loin à chaque fois. Mais si c’est douloureux, le mieux est d’arrêter tout et d’approcher un médecin ou de se reposer quelques jours. La douleur que ce soit l’écrasement, la contusion, le pic… n’est jamais anodine, ce que l’on subit à un moment donné, on le paiera pendant les prochaines séances en augmentant les risques de blessures. Une vive douleur ou une énorme gêne est un signal d’alarme, quand il apparaît, il y a un problème, soit de la fragilité, soit de la compensation.

Comprendre les mouvements

Sûrement, on connait la biomécanique de chaque mouvement. On sait quand faire la transition et où produire chaque accélération, mais est-ce qu’on sait pourquoi ? Pourquoi mettre la barre à tel endroit, pourquoi opter pour tel poids et pas un autre, pourquoi cette posture plutôt qu’une autre sur un mouvement précis ? En comprenant les mouvements, on peut corriger les exercices comme « redresse le dos », le « tourne les cuisses », la « baisse la charge »… Si on ne sait pas pourquoi, si on ne sait pas ce qui changera au niveau physiologique. On ne comprend pas les mouvements, et au final, on fera des mouvements mécaniques sans comprendre nos sensations, et donc, sans être à l’écoute de notre corps.
C’est pourquoi il est important de débuter avec un coach qui vous apprendra les bons mouvements et posture à avoir. Le risque de blessure étant plus élevé dans les premiers entrainements n’hésitez pas à consulter votre médecin ou un kinésithérapeute.

Rechercher toujours à améliorer la technique

Même les sportifs de haut niveau cherchent toujours à parfaire en permanence leurs techniques. Le but n’est pas d’être parfait, mais de l’approcher en permanence. Deux raisons incitent à toujours chercher à améliorer la technique.
Premièrement, à chaque moment de fatigue, on dégrade la technique, pour ne pas enregistrer cette dégradation, il faut toujours faire reprendre le mouvement correctement.
Deuxièmement, on progresse, et à chaque progression, le corps a de nouvelles capacités, et il va s’y adapter. Donc, pour suivre cette adaptation, il faut à chaque fois revoir les techniques de chaque mouvement.

Être 100 % à chaque séance, et cela, 356 jours par an

Dans le crossfit, il est inutile de s’entraîner en se donnant à 100 % 3 fois par jour et 7 jours sur 7. Pour ne pas se blesser, il est crucial de récupérer. Aussi, la notion d’intensité est variable selon de chacun, cette notion de récupération change également en fonction de la personne : les capacités sportives et de récupération ainsi que le passé sportif. Il faut savoir que le corps a des capacités de récupération limitées. Pendant un entraînement, on détruit une partie des fibres musculaires, mais on peut également fatiguer d’autres structures comme les tendons, les ligaments… L’entraînement ne peut être efficace que si on laisse au corps le temps de récupérer. Ainsi, il se reconstruit plus fort, et il sera plus facile d’améliorer les performances. Par contre, si on ne le laisse pas se réparer, les micro-traumatismes créés pendant les séances s’accumuleront, et cela conduira à des blessures.

Docteur Philippe Paillard

À propos de l'auteur :

Spécialiste en chirurgie orthopédique et chirurgie du sport, le Docteur Philippe Paillard intervient sur les pathologies et traumatismes de la hanche, du genou, de l’épaule, du coude et de la cheville.

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