Le traitement par ondes de choc

Qu’est-ce que les ondes de choc ?

Les ondes de choc thérapeutiques ont été introduites en médecine, il y a plus de 20 ans comme traitement pour l’élimination des calculs rénaux sans provoquer de dommages à la peau et aux tissus.

Lors de ses traitements, certains effets tels que la régénération osseuse et l’accélération de la cicatrisation des tissus ont été remarquées sur les zones traitées. Il a été décidé d’élargir leurs indications.

Deux types d’ondes de choc existent : les ondes de choc extra corporelles et les ondes de choc radiales.

Les ondes de choc radiales sont actuellement utilisées en médecine du sport du fait de leur facilité d’utilisation :

– Appareil de taille réduite et silencieux.
– Facilité d’application avec l’embout mobile.
– Absence de nécessité d’anesthésie et bonne acceptation du traitement par le patient.

Actuellement les ondes de choc se révèlent être le traitement de choix des pathologies tendineuses. Les dernières données scientifiques ont montré que les lésions tendineuses ne sont pas liées à un processus inflammatoire mais à un processus dégénératif avec augmentation de la vascularisation, c’est pour cela que l’on parle de tendinopathie ou tendinose plutôt que de tendinites (le suffixe ite faisant référence à l’inflammation).

Le tendon est une structure solide, élastique, résistante, de couleur blanche qui relie le muscle à l’os ou plusieurs muscles entre eux.

Lors du sport ou de l’activité physique, la surcharge de travail et les micro-chocs répétés lèsent les tendons.

Ses lésions peuvent se situer au niveau de l’insertion sur l’os : entésopathie ; au sein du corps du tendon : tendinose. Les lésions peuvent entraîner également la rupture comme fréquemment au niveau du tendon d’Achille.

Les effets des ondes de choc

A court terme, une diminution des douleurs apparait rapidement et dure pendant 24 à 48 heures.
Deux mécanismes sont responsables ;

– libération par l’organisme d’endorphines, et substances inhibitrices de la douleur.
– inhibition des stimuli neurologiques au niveau de la moelle épinière (théorie du Gate Control).

A long terme, on observe une action défibrosante des tissus, et une hypervascularisation à l’origine d’une augmentation du métabolisme local favorisant une meilleure cicatrisation.

Ce sont ces effets à long terme qui sont recherchés et dont l’obtention nécessite plusieurs semaines (4 à 6 semaines en moyenne).

Les principales indications

Epicondylite humérale radiale. (tennis elbow).
Tendinopathies calcifiantes de l’épaule.
Epitrochleite (épicondylite humérale ulnaire, Golf elbow).
Bursite trochantérienne.
Tendinopathie rotulienne.
Périostite.
Achyllodynie.
Fasciite plantaire.
Entésopathies chroniques.
Point Trigger douloureux.

Pourquoi ce traitement ?

Cette thérapie par ondes de choc est un traitement ambulatoire, atraumatique, pratiquement indolore, ne nécessitant pas d’anesthésie ni médication.

L’amélioration est progressive, les effets bénéfiques maximaux n’apparaissant qu’après quatre à six semaines, cependant la qualité de vie des patients s’améliore rapidement.

Le taux de réussite est élevé variant selon les études entre 70 et 80 %.
L’acceptation du traitement par le patient est excellente.

En quoi consiste le traitement ?

Nous utilisons un appareil SWISS DOLORCAST de la société EMS permettant de délivrer de 1500 à 3000 coups à une fréquence de 20 hertz. Les pressions d’application peuvent également être réglées (1- 3 Bars).
La durée d’une séance dure entre 5 à 10 minutes.

Déroulement d’une séance type :

– Localisation par la palpation de la zone à traiter.
– Application d’un gel de contact.
– Délivrance de 2000 à 3000 impulsions à 2.5 Bars.
– Pas de nécessité d’anesthésie.

Généralement, 4 à 6 séances à intervalle d’une semaine sont réalisées.

Une amélioration de la symptomatologie apparait progressivement, mais il faut attendre environ 6 semaines après la dernière séance pour obtenir la cicatrisation totale.

Les ondes de choc, traitement isolé ?

Durant la durée du traitement, un repos sportif est nécessaire, cependant une poursuite de l’activité physique est souhaitée afin d’influencer la cicatrisation des fibres tendineuses dans le sens du mouvement.

Un traitement par anti-inflammatoire à visée antalgique peut être prescrit en début de traitement. Des séances de physiothérapie et de stretching peuvent être également associées.

Quels sont les risques et les complications possibles ?

Les effets secondaires sont peu nombreux, il s’agit le plus souvent de rougeur locale, et de douleurs passagères.

Le traitement est contre-indiqué en cas de troubles de la coagulation, de processus néoplasique, d’infection, de grossesse. Les ondes de choc ne doivent pas être délivrées sur les zones de croissance osseuse (cartilages de conjugaison) ou d’ostéosynthèse. Les fractures de stress ne sont pas une bonne indication.

Quels sont les résultats ?

Le traitement par ondes de choc offre une excellente thérapeutique non invasive pour traiter des pathologies chroniques affectant les tissus. On obtient rapidement une indolence et une amélioration de la qualité de vie, tout en conservant une activité physique modérée en dessous du seuil douloureux.

Les résultats constatés au sein du service et dans les différentes études sont bons avec obtention de la reprise sportive au niveau antérieur sans douleur dans 70 à 80 % des cas en fonction de la localisation de la lésion traitée.

Ce traitement est une alternative intéressante à la chirurgie et aux infiltrations de corticoides pour le traitement des tendinopathies de nos sportifs.

Une réflexion au sujet de « Le traitement par ondes de choc »

  1. medina

    je suis à la 2ème séance pour une Epicondylite humérale radiale. (tennis elbow) ,il est indiqué sur votre article : INDOLORE et cela fait HORRIBLEMENT MAL !

    Répondre

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